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Humanoid I – La lectrice

Lundi

1. Preen Line trench en cotton (711$ CAN) 2. Sass & Bide pantalons Silver Rats (206$ CAN) 3. Rag & Bone bottes cavalières (669$ CAN) 4. Gap Foulard en plaid, bleu ou mauve (25$ CAN) 5.Nooworks Zombie Bag gris (77$ CAN) 6. Day Birger et Mikkelsen ceinture Sandra en cuir brun (106$ CAN) 7.Alexis Bittar petites boules d’oreilles en cristal et or Ivy en noir (201$)

Il était installé dans un coin de la pièce, proche des grandes fenêtres qui jetaient des carrés de lumière grise dans le café. Il avait dû glisser quelques sachets de sucre sous les pattes de la table pour l’empêcher de balancer au moindre mouvement. Devant lui s’ouvrait un cahier de croquis aux pages vierges, une paire de lunettes qui ne s’accordaient plus vraiment à sa vue, un crayon de type 2B, une gomme à effacer malmenée et un café fraîchement infusé.

Il n’avait pas encore pris en main son crayon, ni touché à son café. L’esprit ailleurs, il regardait le morne paysage d’automne à l’extérieur dans l’attente d’une inspiration. C’est alors qu’il la vit s’approcher. Elle marchait ni rapidement, ni lentement, mais elle avait une démarche gracieuse et décontractée. Ses longs cheveux châtains lui arrivaient aux épaules et frisottaient à cause de l’humidité.

Le sang de l’artiste ne fit qu’un tour lorsqu’elle entra dans le café. Il l’observa se diriger directement au comptoir. La serveuse, l’accueilli d’un sourire et l’invita choisir une place. La fille la remercia doucement, sa voix était basse et mélodieuse avec une pointe d’accent français, peut-être belge, puis s’installa à quelques tables de l’artiste.

Elle retira son sac ainsi que son foulard puis se concentra sur le menu. L’artiste pris alors son crayon et commença à faire le portrait de la fille. Il la regardait intensément, ne s’attardant sur son coup de crayon qu’à peine une fraction de seconde par minute, comme s’il avait peur que la fille ne n’évapore d’un seul coup. Elle commanda un espresso double allongé ainsi qu’une pointe de tarte à l’érable malgré l’heure matinale. Il s’attarda sur la ligne douce de son cou, la coube de sa mâchoire. Elle sortit un bouquin et commença sa lecture. L’artiste la vit disparaître, mais pas comme il l’avait craint. Au contraire, elle resta bien assise sur sa chaise et devint complètement immobile. Les jambes croisées au niveau des genoux, les coudes sur la table et le visage dans son livre, elle tomba dans une immobilité quasi statuaire. Elle ne s’animait que pour tourner une page de sa main droite. Ses doigts fins d’allongeaient alors, soulevaient une page parchemineuse et la poussait doucement vers la gauche.

Dans cette bulle d’immobilité, l’artiste détailla un a un les grains de beauté dans son visage ainsi que chacun de ses cils courbés dépouillés de tout maquillage. La serveuse lui apporta sa commande, mais la lectrice ne fit pas mine de s’en apercevoir. Ils continuèrent ainsi, l’une lisant, l’autre dessinant pendant un temps jusqu’au moment où entra un duo d’étudiants bruyants. Le son des voix fit sortir la lectrice de sa torpeur qui referma son livre et attaqua son café maintenant froid et son dessert. Elle regarda sa montre, rangea précipitamment son bouquin, paya sa note puis affronta la pluie qui commençait à l’extérieur.

Sur son papier, l’artiste avait fait naître une femme simple et belle, penchée sur Anna Karenina.

Série de 7 basée sur la magnifique collection automne hiver 09-10 d’Humanoid, originaire des Pays-Bas.

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Let’s Make Up III

Mlle Mayhem take on Viktor & Rolf + Cavalli

Une brise saline souffle sur la petite île de Sériphos, perdue dans la mer Égée. Le temps commence déjà à se réchauffer et les rayons de soleil envahissent la petite terrasse où Hope termine son café turc. Par habitude, elle renverse la coupe et tente de lire son avenir dans les grains de café collés sur les bords de sa tasse. Le chant des oiseaux marins la tire de sa rêverie et elle attrape son sac de plage Huyana Allsaints Spitafields. Elle descend le petit chemin d’ardoise qui courre au travers un champ de graminées jusqu’à une plage de galets privée.

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Au loin, elle peut voir l’île de Kythnos et entre eux s’ouvre une mer saphir. Tout est incroyablement calme. Aucun voilier à l’horizon, aucune âme qui vive. Seule au monde, au milieu d’un paradis sauvage, Hope aspire une grande goulée d’air. Elle retire ses spartiates Dorothy Perkins et pose ses pieds sur les galets encore froids. Elle se débarrasse ensuite de sa chemise blanche Slub Jersey de James Perse, la roule en boule et la fourre dans son sac. Bientôt suivent ses petits shorts twilight sand d’AE et sa ceinture de cuir tressée Humanoid. Maintenant habillée de son maillot bandeau Chloé aqua, elle étire langoureusement son mince corps et détend ses muscles avant de s’approcher de l’eau.

Elle se laisse avaler par l’immensité de la mer et du ciel, perd toute notion du temps au cœur de cet endroit oublié du monde moderne. Elle nage sans se presser, laisse ses longs cheveux s’imprégner du sel et de la saveur particulière de Sériphos. Il approche déjà midi quand elle se décide enfin de sortir de l’eau. N’ayant pas emmené de serviette, elle remet sa chemise qui se colle instantanément à son corps. Elle glisse ses pieds dans ses sandales et entreprends de remonter la douce pente sans les attacher.

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Les anciennes bergeries transformées en maison d’été brillent sous le soleil maintenant cuisant. Le vent n’est plus assez fort pour rafraîchir la journée. Hope atteint finalement la demeure et balance entre l’idée d’une sieste dans le hammac à l’ombre du pin parasol et lire sur l’une des chaises longues avec un verre d’ouzo sur la mezzanine. Incapable de trancher, elle rentre à l’intérieur afin de brosser sa tignasse maintenant dure de sel. Face au miroir, elle ne peut s’empêcher de sourire en voyant son mascara Nars Orchidée Noire supposément à l’épreuve de l’eau étalé jusqu’à ses pommettes.

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La journée se déroule lentement. Tout est immobile et silencieux excepté le bruit que fait le livre lorsque Hope termine une page, étendue dans le hammac. Pas d’ouzo finalement. Il est quasiment sept heures quand Adrian revient enfin de sa rencontre d’affaire. Délicatement, Hope se libère de sa torpeur et accueille son amant. Ils auront des invités ce soir. Nana arrivera sous peu pour préparer le calmar frais de cet après-midi.

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Hope se réfugie dans l’une des sobre chambres pour refaire sa toilette. Le chaud soleil de Grèce a fortement cuivré sa peau. Elle étale sur tout son corps une lotion après soleil Golden Beauty d’Helena Rubinstein et opte pour un visage naturel, sans maquillage. Elle noue ses cheveux en une lourde tresse qu’elle attache en couronne sur le dessus de sa tête puis enfile une robe de soie couleur peau Willow d’inspiration grecque au dos complètement ouvert. Parfaite pour les chaudes soirées d’été. Elle glisse ses pieds dans des souliers Sergio Rossi, eux aussi couleur peau et sors juste à temps pour accueillir les invités à la cuisine extérieure.

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Au loin, le soleil se noie dans la mer et répand un sang doré, pourpre, azur sur le ciel et l’eau. Assise au milieu de ses convives Hope soupire de contentement.

Mlle Mayhem take on  Cavalli  Resort 2010 pour l’habit de jour et Viktor & Rolf  Resort 2010 pour l’habit de soirée:

Cavalli Viktor & Rolf

Inspiration côté décor vient de chez Marie-Claire Maison

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