Archives de Catégorie: Tableau de Chasse

Échec…

Bon, je sais que je n’ai toujours pas écrit la finale de mon countdown de St-Valentin, mais pour le moment, je n’ai pas envie de le faire.

Je vous dirai pourquoi, ne vous inquiétez pas, mais écrire quelque chose de romantique et de joli, très peu pour moi.

En ce moment, je bosses sur autres choses (Ambre ! Cette satanée chose prend toute mon attention !). Mais je vous promets une finale éclatante… un jour !

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Tableau de chasse: Funambule

13 février 2009 : Funambule

J’ai un peu honte de cette histoire parce que je crois bien avoir fait mal à une personne vraiment bien (je suis douée pour envoyer des signaux contradictoires). Lorsque j’ai vu que mon histoire tournait en rond avec Lenin, j’ai décidé de courir un deuxième lapin. En fait, pas d’en courir deux en même temps, mais de prévoir lorsque j’aurais perdu le premier. Ce deuxième lapin était Funambule.

Pour être complètement honnête, Funambule m’intéressait bien avant mon aventure avec Lenin, mais lui ne semblait pas me porter d’attention particulière. C’est une histoire de mauvais timing.

Un jour, Funambule m’a invité à aller faire des bulles de savon au parc, mais il a plu. Loin de se décourager, il m’a invité au musée quelques jours plus tard. J’ai accepté avec joie et j’ai passé un moment merveilleux en sa compagnie. Funambule était un peu comme mon miroir. J’avais fréquenté beaucoup de garçons qui étaient mon contraire, mais avec Funambule c’était différent. Nous avions les mêmes passions, les même goûts, les mêmes appréhensions, le même cœur brisé et le même béguin inavoué l’un pour l’autre.

Je lui ai parlé de Lenin (tout de même) et de ma frustration. Funambule m’a dit être familier avec le sentiment. Qu’il cherchait lui aussi quelqu’un qui ne voudrait pas jouer. Pas comme ça en tout cas. Rétrospectivement, je me demande s’il  m’envoyait des messages subtils… ou si c’est moi qui invente tout ça. Cela dit, je ne saurai jamais parce que je l’ai planté là quand mes yeux se sont ouverts sur une toute autre chose.

Je m’en veux parce que je sais très bien que cette histoire aurait pu se poursuivre. Peut-être que ça l’aurait marché, peut-être que non. Je ne saurais jamais. J’avais le choix entre deux voies et j’ai pris la troisième.

Néanmoins, je porte toujours Funambule dans mon cœur. Il y a une place particulière et je suis toujours très contente de le voir. Je ne sais pas à quel point il partage mes sentiments, j’ai de la misère à m’exprimer, mais quand nos regards se croisent, il y a autre chose qui n’est pas de l’amour, ni du flirt, pas vraiment de l’amitié, pas une once de rancœur, ni même un si suspendu dans le temps, non rien de tout ça, c’est différent. Autre chose.

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Tableau de chasse: Lenin

12 février : Lenin

Peu de temps après Zombi, je reçu un message de Lenin, un ami et ex de la copine de Meilleur Ami (pas la même que lors de notre combo baiser/vomi).

Il m’a dit qu’il m’avait remarqué dans le bar de perdition alors que je portais une minijupe en jeans, des ballerines et un t-shirt où on pouvait lire pompeusement : I listen to bands that don’t even exist yet. Phrase que j’avais volé sur threadless et que j’avais fait refaire en plus cool chez bang-on.

On a commencé à s’écrire. Il était évident qu’il trippait sur moi et je me suis dit why not? Il me disait sans cesse que je ressemblais à Molly Ringwald dans Breakfast Club. Lenin était plus vieux que moi et il en avait vu d’autres. Il avait décidé que je serais son jouet et moi j’ai décidé de jouer. J’avais eu de bons professeurs.

On ne se voyait que dans les bars et on ne discutait pas beaucoup. Puis, il se mit à m’appeler à tous les jours. Moi je ne l’appelais jamais.

Lenin m’invita à aller voir MSTRKRFT à la SAT et j’ai dit oui. Juste avant, j’ai bu un pot masson complet de mojito et ensuite il me paya plusieurs gin tonic . J’ai passé une très belle soirée. J’ai abandonné mes amis à l’arrière et Lenin et moi avons dansé. Ou plutôt j’ai dansé parce que Lenin ne dansait pas. Il m’a reconduit chez moi, mais il n’est pas monté. On s’est embrassé dans la voiture, pas trop longtemps parce que son frère et sa copine attendaient sur la banquette arrière.

J’ai revu Lenin plusieurs fois. Toujours la même chose, bar, danse jusqu’à 3 heures, il me ramenais et puis il montait chez moi. Je ne suis jamais allé chez lui. Il est venu regarder des films chez moi une fois et nous sommes même allé au resto. Là nous avons parlé. Il m’a dit d’une façon détournée qu’il ne cherchait rien de sérieux. J’ai dit ok, pas de problème. Mais dans mon cœur je le savais que je ne serais pas capable de tenir parole. Je ne n’arriverais pas à m’en fouttre et que j’avais besoin de plus que d’un stupide jeu.

Mais j’ai joué encore un peu. Un jour je l’ai appelé et je lui ai dit que je m’attachais et que s’il ne ressentait pas la même chose on ferait mieux de ne pas se voir de ne pas coucher ensemble. Il a rit, il a dit ok. Mais on a continué à de se voir dans les bars. Je lui interdisais de me reconduire, de me payer des verres, de monter chez moi, mais il continuait de m’appeler et je m’écrire dix mille messages.

Pour moi la non-histoire était finie. Je voulais bien en faire un ami parce qu’au fond Lenin était quelqu’un de bien et il était plutôt drôle. Je le savais qu’il ne m’aimait pas et que je ne l’aimais pas, mais j’avais peur que mon sentiment ne change et je ne voulais pas me faire mal. J’avais atteint ma limite. Mais Lenin était convaincu qu’il pouvait jouer encore. Il avait décidé que je serais son jouet.

Suite et fin le 14 février parce que toutes mes histoires se mélangent à partir d’ici.

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Tableau de chasse: Zombi

11 février : Zombi

Mon cœur était rendu à l’état de bouillie pour chat, y’a pas à dire. Mais c’est comme si étant donné que tous les morceaux étaient brisés, je n’avais plus peur de me lancer dans des aventures sans attentes. Pas que j’étais désespérée, j’étais délivrée de mes pensées de princesses et d’hommes en armures brillantes sur leur destrier pommelé (c’est plus beau que juste blanc).

J’ai retrouvé Zombi. Nous allions au même Cegep et j’ai toujours trippé grave sur lui. Zombi était un peu vulgaire, incroyablement drôle, vraiment beau et surtout célibataire. C’est lui qui m’a abordé. Il m’a invité à aller voir un film dans le cadre de Fantasia, un truc de rats-zombi-venus-de-l’enfer-vraiment-gore. Une vraie date romantique, quoi.

Après il m’a emmené manger du smoked meat, mais comme la place était fermée, je l’ai emmené chez Dunns. On est allé boire un verre après et aux petites heures on a mangé des bagels sur St-Viateur. C’était super bien.

Ensuite il est venu chez moi et on a fait des fajitas, on a fumé des clopes sur mon balcon et on a regardé Akira, mais juste la moitié parce qu’ensuite on a make out jusqu’à avoir mal aux lèvres. Il m’a laissé d’autres films douteux.

Il ne m’a jamais rappelé, nous étions supposés faire quelque chose ensemble la semaine suivante, mais c’est tombé à l’eau. J’ai du lui faire peur, je ne sais pas. C’est nébuleux. J’ai cru que ça cliquais, mais bon. Faut croire que non. J’ai encore deux de ses films.

N’empêche, j’ai jamais rencontré quelqu’un qui embrasse mieux que Zombi. Dur à battre.

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Tableau de chasse: Meilleur Ami et Grand

9 février : Meilleur Ami et 10 février : Grand

J’écris le 9 et le 10 en même temps parce que les histoires roulent simultanément. L’ami qui m’emmena dans le club de perdition du 8 février devint mon meilleur ami. Nous étions toujours ensemble. Il m’appelait plusieurs fois par jour et c’était la première fois que j’avais un ami masculin du genre. Un vrai de vrai copain. Il était en couple alors ça le rayait du portrait côté relation.

Simultanément et via Internet je rencontrai Grand. J’aimais beaucoup Grand parce qu’il était drôle et naturel. On commença par parler par courriel puis un jour il me fixa une date. Grand était captivant et aussi beaucoup plus vieux que moi. Je devais ressembler à une petite souris devant un serpent à sonnettes. Bref, une, deux rencontres plus tard et bam ! tout ce qui me faisait peur chez Fils de Riche me tomba dessus comme une tonne de brique. Mais hypnotisée comme j’étais, je ne me rendis compte de rien.

Meilleur Ami m’invita à un party chez une amie et j’acceptai avec joie. Toujours sans savoir que je venais de me faire lâcher une tonne de brique sur la tête, je me promenais sur un nuage, persuadée qu’il pourrait se bâtir quelque chose entre Grand et moi. Aussi racontais-je à ce party comment j’étais heureuse et tout et tout. Je bus beaucoup cette soirée là. Beaucoup beaucoup. Meilleur ami aussi.

Vint les petites heures du matin et je m’effondrai sur un divan au sous-sol. Meilleur ami vint me border et me glissa, venu de nulle part :

MlleM, y a-t-il une tension entre nous ?

Je lui répondis que non et voulu le repousser, mais à la place je l’attirai à moi et l’embrassai passionnément. Ensuite je vomis sur le tapis.

Le lendemain matin je me sentais atrocement mal et punis sévèrement Meilleur Ami pour m’avoir poussé à faire un geste inconsidéré et déplacé. Je lui fis jurer de ne jamais parler de cet incident et d’oublier tout ça.

Quelques jours plus tard j’appris que Grand avait trouvé l’amour de sa vie ; sa meilleure amie.

Nous ne nous étions rien promis.

Et c’était vrai, au fond, moi la petite souris j’avait cru à l’illusion et en vérité, il n’y avait rien où je croyais qu’il pourrait y avoir quelque chose. C’était un jeu et le jeu était de lâcher des tonnes de briques sur les gens. Pour apprendre à jouer, j’ai appris.

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Tableau de chasse: Statue Grecque

8 février : Statue Grecque

C’est bien beau le nihilisme amoureux, mais un moment donné le besoin se fait sentir et l’attrait de la chasse devient trop fort. J’ai donc délaissé Loki à qui je n’avais justement rien promis et rien donné et replongeai dans la foule. Un ami me fit découvrir l’endroit parfait pour trouver chaussure à mon pied. Une magnifique piste de danse et de merveilleux cocktails avec de l’alcool cheap et du monde qui danse, danse et frenche à qui mieux mieux avant que les trois coups de trois heures ne sonnent la fin du rêve.

C’est là que mon regard se posa sur Statue Grecque. Statue Grecque comme son nom l’indique était d’une beauté sculpturale (mais il n’était pas grec). La première fois que je l’aperçu, je tombai sous son charme immédiatement, comme la moitié des filles du bar (l’autre moitié l’avait déjà essayé et il avait l’habitude de ne jamais chausser la même chaussure deux fois). Il était trop beau pour être vrai.

Je me surpris à l’observer à la dérobée et à chercher son regard. J’étais beaucoup trop timide pour l’aborder franchement et j’espérais qu’il fasse les premiers pas. Il finit par me remarquer et nous jouâmes longtemps au jeu de regards. Aucun mot, que du gros flirt sale. Nous nous croisions partout à Montréal, nous fréquentions les mêmes cafés, les mêmes stations de métro, les mêmes bars. Nous écoutions la même musique, aimions le même linge. Nous étions faits pour être ensemble.

Un jour il m’adressa la parole. Discuter avec Statue Grecque était aussi intéressant que de parler à un mur. Fin du rêve.

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Tableau de chasse: Loki

Toutes mes excuses pour mon retard. Je sais que j’ai dit que j’écrirais un billet à tous les jours, mais ma fin de semaine à Québec m’en a empêché et la commotion cérébrale que j’ai ramenée me rend la tâche difficile.

7 février : Loki

Après toutes ces tentatives ratées, je sombrai dans une phase proche du nihilisme, amoureux en tous les cas. Je me disais que si je me tenais loin des flammes, je ne brûlerais pas. Je ne croyais plus en l’amour. En fait, pas que je n’y croyais plus, je ne voulais plus perdre de temps dans quelque chose qui rapportait si peu.

Durant cette époque je fréquentai Loki. Jamais il n’y eut quoique ce soit entre Loki et moi et vous vous demanderez sans doute pourquoi il fait partie de mon tableau de chasse. Loki et moi dégagions la même énergie et nous partagions la même vision détruite de l’amour. Jamais nous n’aurions pu former un couple harmonieux et c’est dans le rejet et le déni du besoin d’un compagnon que nous nous rejoignions. Je le neutralisais et il faisait de même. Nous avions une entente tacite* de ne jamais briser l’équilibre dans lequel nous étions. Ça l’aurait été facile, un seul geste de sa part ou de la mienne et nous nous retombions tous les deux, ensemble. Entre Loki et moi il y avait… un genre de volupté fantôme.

De Loki je retiens que dans certains cas, se retenir d’une relation est sans doute une meilleure idée que de se laisser aller.

* Je dis toujours « nous », mais en y repensant, peut-être que c’est juste dans ma tête tout ça.

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