Archives de Catégorie: Short Stories

Nouvelles écrites par MlleM

Bloodshed

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It was late spring, in the city. The streets had turned into a pulsing sea of stranglers, swashbucklers, drunken sycophants, rich mistress and disillusioned swaggerers. We had paid the bouncer (quite handsomely) to make us slip in the back door of a secret club. As soon as we got in, the club was invaded by defiant, aggressive agents. The music stopped, harlots in midair. Bartenders stopped; hands stills on the massive draft handles. They were over capacity. We quickly ducked in the bathroom to wait out until the party was back on again. The agents captured a bunch of less agile customers and we were soon enjoying the psychotic atmosphere, the heavily alcoholic cocktails, as if nothing happened.

Of course, the club soon came boring and we were back on the streets, exchanging glances and kisses with complete strangers. This continued into the night until we were ushered off the street by exhausted but polite agents attempting to make way for the street sweepers…

As we tried to formulate a plan to get back to our home base, we peeked down a dark alley way and saw a man strutting calmly but firmly towards us. When he stepped into the light, we saw a bright red streak coming from the man’s nose; his mouth was drenched in thick blood, missing teeth heavily bleeding down under his dirty shirt.

We asked what the fuck had happened.

He passed by us, calmly but visibly in pain. He turned back, a horrible smile on his face and said:
-Why don’t you go find out?

We looked at each other for a moment and in one movement, we went down the darkest, scariest alley of the lower-city. Then, we heard some yelling on the top of a huge concrete parkade. We sprinted to see what was going on and as we approached, we saw two huge shadows in a flurry of fists. We came closer and in front of us were two men trying to tear the heart out of one another. One had his lips torn in a weird way, gore slipping from the orifice that was formerly his mouth. The other had a deep cut over a pierced eye. They were screaming like animals.

And just in that moment, we felt like we’d never been more alive. We had found the pulse of the city, the crude sight of bestiality. We jumped into the fight, both bleeding monsters turning to face us.

“You can swallow a pint of blood before you get sick.”

Everything had fallen into place that night and it couldn’t have ended better. Ended in a rooftop fistfight.

Petit texte , essai littéraire, défi personnel écrit par moi comme introduction à notre site Rooftop Fistfights.com. Inspiré par une histoire vraie qui m’a été raconté par Scott Bellerby. Quote tirée de « Fight Club » by Chuck Palahniuk. Je suis très fière du résultat.  Si vous voyez des erreurs dans mon anglais loin d’être parfait, n’hésitez pas!

Photo par la merveilleuse Julie Artacho.

Modèle: moi 😀


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Hush-Hush

Non

Accoudée au comptoir, je bouscule les glaçons du bout de ma paille. J’ai de la brume de dans la tête. Mon khôl a fuit de l’intérieur de mes paupières dorées et je sais que j’ai le regard noirci comme au cinéma. Le rhum et la vodka m’enveloppent tendrement dans un monde ouaté. Les gens qui dansent s’étirent en faisceaux de lumière. Devant moi; une toile abstraite et bruyante. Je me sens observée, mais je fixe obstinément mes genoux. L’un d’eux est éraflé. Je suis du bout du doigt la blessure inégale en vidant mon verre.

Un jeune homme se faufile à mes côtés et me chuchote quelque chose à l’oreille, mais ses mots se perdent dans la musique ambiante. Je le regarde de haut en bas, yeux sombres, bouche fine, mâchoire forte, torse mince, un jeans un peu abîmé aux genoux et en bas. Il est beau, il le sait, mais il ne m’intéresse pas.

Je détourne la tête et commande un autre verre. Le garçon pose la main sur mon genou et me demande où je me suis fait ça. Il est arrogant, trop sur de lui. Le barman me tend mon verre, mais le jeune homme m’attire sur la piste de danse.

Mon esprit élance, mais mon corps suit mon compagnon. Il impose son rythme, envahit mes perceptions. Sa main dans mon dos me rapproche de lui, mais je glisse à ses côtés. Le jeu ne m’amuse pas. Je n’ai pas envie de le séduire ni de l’emmener nulle part. Mes mains glissent sur ses bras. Les gens me pressent contre lui. Il approche son visage du mien et comme il arrive pour m’imposer un baiser je lui dis que je suis tombée dans la rue plus tôt. Il me regarde, perplexe et je lui dit que je me suis fait mal au genou en tombant dans la rue.

Lentement je me surprends à inverser les rôles. Je lui dicte un rythme, un mouvement, une proximité. Il se laisse faire. Nous pensons tous deux diriger. La danse est interminable et au beau milieu de la nuit, les lumières se rallument. Je lui griffonne une adresse fictive sur le bras et je retourne chez moi.

Ça se termine comme ça, il n’y a rien à dire, pas de dénouement parce que je n’ai pas envie d’embrumer ma tête une autre fois. J’efface le khôl de mon visage, les paillettes aussi. J’enlève mécaniquement mes boucles d’oreilles et mes souliers. Je désinfecte mon genou, mais il n’y a rien à faire, ça ne cicatrisera pas.

Hush par Yummyauri

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Exit Music For A Film

Exit Music For A Film

1. Je doit ressembler à la jolie rousse.
2. Lui, on ne voit jamais son visage.
3. La fin, c’est un cross fade sur générique.


Je suis assise sur une chaise de métal recouverte de plastique fleuri. Le genre qui colle aux fesses quand il fait chaud. Je suis en petites culottes. Elles sont neuves, mais elles sont laides. Des faces de chat avec la couleur décalée dedans. Quelque chose de cheap. C’est le matin, la petite cuisine baigne dans la lueur jaune soleil. Il fait déjà chaud et mes cuisses collent à la chaise. Ma camisole turquoise est déjà tempe. On ferait un snapshot et on pourrait en faire une annonce d’American Apparel. Sauf que les nœuds dans mes cheveux sont vrais. Je ronge mon ongle de pouce tout en tenant une cigarette pour déjeuner entre mon index et mon majeur. Le cutex sur mes ongles d’orteils est en train de se défaire.

Le néon au plafond qui arrive à étouffer les divers sons qui s’échappent de sa bouche mince, étirée en un rictus douloureux. Mon dos écrasé contre la céramique froide à côté de la toilette. Du froid mordant mes fesses. Ses doigts sombres qui s’agrippent au blanc laqué du lavabo pour ne pas me tomber dessus.

Je chasse le souvenir d’une gorgée de café froid. Grimasse. Le vent entre dans la pièce et fait danser les petits rideaux de tissu léger. Le vent secoue faiblement ma chevelure défaite. Je respire la poussière que les camions font entrer à l’intérieur. De la cendre tombe sur mes doigts, je secoue la main, agacée, puis je love mon menton à l’intérieur de ma paume.

De courts cheveux foncés restent pris sous mes ongles. Il y a aussi de la peau qui tourne au gris. Morte. Une odeur de sueur sur mes empreintes digitales. Une barde de quelques jours irrite mon cou, mes clavicules. On me pousse sur le mur brutalement. Je glisse sur le sol, sur mes pantalons mouillés de pluie.

Je me décolle du tissu de plastique et je vais rincer ma tasse dans l’évier. Je jette un coup d’oeil sur la petite pièce puis je me traîne vers le passage d’un pas lent. Je ralentis devant la porte de ma chambre encore remplie de noirceur. Un ventilateur grince sur la table de chevet. Je ne m’arrête pas devant la toilette et je vais m’évacher sur le divan mou dans le salon.

Mon pied est replié sous mon genou. Mes mains jouent sur ses cuisses, sur les miennes. Ses yeux d’animaux me percent. Il m’installe dans la baignoire. Je me pends à son chandail. L’eau chaude envahit le bain et je le tire contre moi. L’eau gonfle ma chevelure et colle son vêtement à son corps. Je grelotte, la tête appuyée sur son torse. Il pleure.

J’attire vers moi un pantalon roulé en boule sur la table à café. J’allume la chaîne stéréo à l’aide de la télécommande puis enfile le vêtement. Country feedback s’élance doucement dans les meubles de son.

This flower is scorched, This film is on, On a maddening loop.

Je ferme les yeux, la tête appuyée sur le divan. Lentement, je remonte mes cheveux collés à ma nuque. Soupir.

These clothes, These clothes don’t fit us right.

Je trouve la force de me lever. Je refais le chemin en sens inverse, je m’arrête devant la salle de bain. J’ai envie. Ne jamais retourner sur les lieux d’un crime. J’irai dans un dépanneur. Je referme sur la musique qui joue toujours.

We’ve been through fake-a-breakdown, Self hurt, Plastics, collections, Self help, self pain, EST, psychics, fuck all, I was central, I had control, I lost my head, I need this, I need this…


Je me demande si je devrais tout expliquer pourquoi j’ai écrit ça. Je vous explique?
James Dean par Jenni Tapanila
Titre par Radiohead
Inspiré par Country Feedback de R.E.M.

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Sancir

sancir

Tu m’entraînes à reculons vers une chambre au fond du couloir. Tes pupilles sont dilatées par la noirceur, je ne perçois presque plus le vert de ton iris. Tes lèvres cherchent les miennes, mais je m’amuse à te mordre à chaque fois que tu approches. Tu écrases ton corps contre ma peau brûlante. La porte craque sous notre poids et je cherche d’une main la poignée. Tu remontes le long de mon dos et griffe gentiment mon épiderme. Je tombe à la renverse lorsque j’ouvre la porte, tu me rattrapes par les hanches. Je te fait basculer sur le tapis rugueux. Je rampe jusqu’à toi et j’impose ma bouche à la tienne quand tu essaie reprendre ton souffle. Mes yeux dans les tiens, tes mains qui descendent mes bas collants, mes mains sur ton buste solide qui défont ta chemise. Tu me chuchotes quelque chose, mais ma respiration hachée couvre ta voix. Je mords ta joue offerte et tu réprimes un grognement. Nous roulons jusqu’au mur où tu m’étire et me déplie contre la paroi. Tu souffles sur mon cou. Je cherche à t’embrasser, mais c’est toi qui me mords. Satisfait, tu me prends par la taille et tu m’installes sur le lit. Je te repousse avec mes pieds et je te dis que c’est moi qui décide. Ce n’est que du désir, ça passera.
Je ne sais pas, ça me vient quand je suis fatiguée. Je suis fatiguée. Ça doit être mon inconscient. Mais c’est vrai, «le désir comme tel n’a rien d’intellectuel.» Et il ne dure pas bien longtemps. M’enfin. Sancir veut dire couler par l’avant.
Abrazados un peu modifié

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Cassure

cassure

Silence gêné. Nous sommes tellement différents que nous avons rien à nous dire. Rassemblés ensemble par des connaissances communes, nous occupons le salon à chercher un sujet qui pourrait durer un peu. Ce sont des gens intéressants, mais je ne suis pas au même endroit qu’eux. Ils me semblent si jeune. Peut-être ai-je vieilli plus vite à ne plus suivre les révolutions du soleil dans le ciel. Puis-je vieillir plus rapidement si mes journées partent en flammèches dès qu’elles commencent?

J’observe les volutes de fumée qui s’échappent de ma bouche. Je ne suis pas capable de faire des cercles avec la fumée, alors je me crée des personnages à l’opacité changeante qui pourraient faire office d’amis. Je suis un peu en distraite, ils me regardent tous tirer sur la tige.

Une partition tombe du cahier. Elle la ramasse et décide de la jouer. Elle chante bien, sauf que c’est sa voix à lui que j’entends. C’est une belle chose qui se dénude devant moi, dedans moi. Je suis suspendue aux touches blanches et noires. La fumée dans ma tête pleure de la musique. J’ai la gorge nouée. Je fixe désespérément ses mains qui enfoncent doucement les notes.

De temps en temps, au plus inattendu des moments, certaines de ces pièces et voix s’imposent et doucement, je l’ai laissé couler sur ma peau. Doucement, j’ai gravé à tout jamais un piano et un salon rempli d’inconnus. Doucement, j’ai eu envie de ne jamais oublier. Rien. Jamais.

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Libre Service

libre service

J’utilise mes wipers pour faire disparaître le givre qui a recouvert ma voiture. J’ai un instant d’hésitation, peut-être que je devrais aller chercher mon balai à neige remisé dans la maison durant l’été. Et puis non, il faudrait redébarrer la maison, faire un tas de bruit pour le trouver, me rendre compte que je n’ai aucune idée d’où il a été foutu, constater que le temps que ça m’a pris pour ne pas le trouver m’a mise en retard et finalement faire partir en hâte le givre qui a recouvert ma voiture avec mes wipers. J’attends donc, frigorifiée dans la voiture. Je juge j’ai assez attendu et je recule doucement la voiture encore endormie par le froid. J’ai encore oublié mes gants dans les escaliers et le volant est froid. J’utilise, avec un soupir exaspération, les manches un peu longues de ma veste pour me couper de la froideur désagréable.

Stop un peu botché en haut de la côte, il n’y a personne dans le village à cette heure-ci anyway. Je roule lentement, hésitante à me lancer totalement dans mes excès de vitesse habituels parce que la glace n’est pas encore totalement partie. Percée orange dans mon habitacle noir. Elle flashe dur, ma lumière d’essence. Rien d’ouvert dans les environs. Je croise les doigts et la pousse un peu jusqu’au Couche Tard le plus proche.

Je gare devant la pompe à essence et mets Thom Yorke sur pause. Like Spinning Plates s’arrête en plein dans le bout le plus intéressant, à 2 :33 du début, ou 1 :24 de la fin, dépendant du sens qu’on regarde l’écran. Il fait froid dehors, un peu trop pour ma veste noire qui tombe en loques. Je n’ai même pas mis mon foulard, je l’ai porté inutilement toute la semaine dernière, juste pour faire chier. J’enclenche la pompe numéro 1, celle que j’ai l’habitude de prendre et commence le transfert de liquide gluant.

Elle rie de moi, la pompe, elle est tellement lente. Pire qu’au Esso. Je ne vais jamais au Esso, les pompes sont vraiment plus lentes que partout ailleurs. Alors je les évite, quitte à faire quelques kilomètres de plus éclairée de ma lumière a essence agressive. C’est la première fois qu’elle me fait le coup, la pompe numéro 1. Je frissonne et prend mon mal en patience.

Il n’y a aucun bruit, sauf celui des néons blanc extrême au dessus de ma tête et ceux de la station adverse à quelques pas. À peine ai-je le temps d’en faire la constatation que le Ultramar ferme pour la nuit. C’est pour ça que je choisis Couche Tard, j’arrive tout le temps quand l’autre éteint. Je suis seule sur l’îlot de béton à sacrer contre ma pompe récalcitrante. Un litre virgule trois cent quarante neuf, un litre virgule trois centre cinquante, un litre virgule trois cent cinquante et un. Je vais être en retard.

Une mini fourgonnette arrive, s’installe à la pompe quatre et commence à faire le plein. Dix litres virgule quatre cent vingt deux, dix litres… Le client de la pompe 4, quarantaine avancée, barbe soignée, plus poivre que sel, joli visage, charismatique, termine le plein avant moi et entre rapidement dans la dépanneur qui ne vend plus de revues.

Il réintègre sa voiture avant moi. Je me décourage, j’ai la main fatiguée de toute façon. Je stoppe le compteur à quinze dollars pile. Je rentre pour payer et le vieil homme derrière le comptoir me demande si la pompe a des difficultés. C’est louche prendre sept minutes pour mettre quinze piasses d’essence. C’est le froid qu’il me dit, c’est arrivé l’année dernière, ils l’ont fait réparer, mais ça n’a pas fonctionné, semble-t-il. Prenez la numéro 4 la prochaine fois, c’est la plus rapide. Évidemment. J’avais remarqué.

Je réintègre ma voiture. Faire à peine la moitié du plein que j’avais prévu m’a pris tellement de temps que la chaleur est déjà partie. Je repars le moteur, Thom Yorke également, rallume mes lumières et reprend ma route. Coup d’œil sur les toutes nouvelles machines d’Ultramar, elle ne doivent pas geler en hiver.

Quelques kilomètres plus loin je crois une autre station essence qui vend dix sous moins cher. Eh merde. Au moins je n’ai pas fait de plein, je mettrai la balance demain matin, en terminant le boulot. À moins qu’à Montréal ça n’ait pas changé, c’est toujours un peu plus cher, dans ce cas ça n’aura plus d’importance.

J’arrive un bon dix minutes en retard, mais je prends quand même le temps de mettre mes souliers comme il faut. Je suis immobile dans le parc d’asphalte abandonné. Il ne reste que les quelques voitures éparpillées des autres gens qui travaillent sur ma relève. Il va se remplir au complet demain matin. J’ai envie de me griller une cigarette, juste pour voir. Ça ne m’est jamais arrivé avant. Je ne fume pas, dans la vraie vie.

Douze minutes en retard. Je laisse quand même Fran Haley terminer les dernières instants de sa pièce. « And it all boils down to the same old pain whether you win or you lose isn’t gonna change a single thing» Et c’est tellement vrai que j’ai envie de pleurer.

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Love’em beat’em

Je l’attire dans mon appartement en le tirant par la chemise. Il referme la porte derrière lui tout en me poussant vers le centre de la pièce. Mes longs doigts avides détachent sa ceinture et dézippent son pantalon. Je l’entraîne vers la chambre. Le lit est défait, comme à l’habitude et je chasse le chat qui y est installé.

Son corps est trop parfait. Il est gracieux dans sa manière de respirer. Ça m’est arrivé alors qu’il marchait vers moi dans la pièce, au milieu d’autres distingués. Mon cœur a commencé à ne plus rien entendre. Il faisait un bruit de revolver. Une menace animale.

Je le pousse sur le matelas mou d’une main agressive. Je le surplombe, debout par-dessus lui. Mon pied l’empêche de se relever. Je lui dis :
-I love you, can you be my lover?
Et il me répond :
-Tie me up, tie me up twice. Et je m’exécute. Je coupe sa circulation aux poignets comme une pro. Il est docile, un peu trop, alors je le pique avec mes dents. Quand j’approche de son visage, il me dit des mots doux, comme pour contraster au maximum.

Il a compris la subtilité de l’odeur masculine. Il est entêtant. Ma tête est en tonnerre. Je rougis sa peau avec mes mains, le blanc de son épiderme me blesse les yeux. Il me regarde, impressionné par mon audace. Mes mains sur son cou, j’appuie fermement.

J’étouffe son souffle avec ma bouche. Ses mains attachées à la tête de lit forcent en vain vers mon corps. Je sens son cœur atteindre la vitesse du mien et son buste s’affaiblir. Il est en train de mourir son mon baiser. Je lui mords des lèvres tout en affirmant ma position sur sa gorge. Flash de noir et de cuir. Sa tête ne comprend plus rien. Il meurt sous mes mains agiles. Beat on. Respire. Beat off.


inspiré par Snake me de We are Wolves, Beat on, beat off de The Presets et Erection de The Faint.

Sssshhhhhhh

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