Chasing Tails


Je ne sais pas si c’est ce Malbec d’un violet sombre qui me susurre soudainement des mots que je n’utilise plus, ou encore si ce sont les mots superbement agencés de Capote qui me font verdir de jalousie ou si c’est simplement le temps qui passe et un nouveau cycle qui commence, mais il me semble que je me sens renaître. Et en renaissant, je me rends compte que je ne me connais plus. Je lis mes archives et j’ai peine à reconnaître la jeune femme à la prose, la pâtisserie dans le rôle d’un homme et de son ami en femme. Je ne parle plus de moi ici.

On dirait que je me cache derrière tout ce que le monde fait mieux que moi. J’ai toujours eu cette tendance, mais elle me semble dominer mes écrits, si l’on peut encore appeler ça comme ça. De brefs messages. Ils ne sont pas vides, non, ce n’est pas vraiment le terme. Ils sont ne sont pas moi. Je ne sais pas si je fait un tant soit peu de sens. Et toi? On se connait? Je me rends compte qu’on ne se parle jamais. Je ne vous parle plus.

Je viens de réaliser que j’ai oublié une petite partie de moi dans un tas d’incertitudes qui n’ont pas raison d’être. Certes, je suis consciente d’avoir âgi, mais justement ne serait ce pas la belle occasion de montrer toutes mes teintes possibles?

Et tu sais quoi? Ce discours je l’ai déjà eu des milliers de fois, avec moi même, avec toi, les autres.

Le serpent qui se mord la queue.

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