Let’s make up

Hair Hilda Clem
Avec son tampon de velours de coton imbibé d’alcool, elle débarrassa sa peau des dernières traces possible de savon et de sébum. Elle pressa le tube pour faire sortir la pâte blanche et l’appliqua en frottant d’abord sur son nez, puis elle l’étala vers les joues et le front en partant du milieu. Elle prit le plus petit tube pour yeux et lèvres et appliqua la base avec doigté. Ensuite, d’un geste expert, elle appliqua une touche de correcteur, son arme secrète, sur les petites rougeurs gênantes. Sur ses cernes mauves, elle appliqua un cache cernes amande qu’elle étala doucement en tapotant de ses petits doigts. Elle dévissa le petit pot de teint fluide et appliqua la teinte pétale avec la même technique que sa base; du centre vers l’extérieur. Elle prit au creux se sa main un petit disque rond et enleva le couvercle. Elle souleva la houppe, la secoua pour enlever l’excès et puis fit voler sur on visage la poudre libre naturel qui vint se fixer à son fond de teint. Elle jeta un coup d’œil à son visage pour s’assurer que tout était en place pour la couleur. Tout était là ; parfait.

Elle sélectionna dans sa sacoche un pinceau large en authentique poil de poney et s’empara d’un petit boîtier plat qui contenait la vive couleur orchidée satinée. Elle tourna doucement le pinceau à fard dans le pigment et d’un geste vif, elle étala la couleur sur ses pommettes. Elle reposa fard et pinceau large. Sans même regarder, elle choisit un pinceau en poil de martre pur Kolinsky. Soudain, elle fut prise de doute. Elle ouvrit son ensemble de fard à paupière et observa les différentes couleurs s’offrant à elle. Elle avait d’abord songé à appliquer une couleur vive pour éclairer son regard, mais la teinte du fard à joue l’en dissuada. Elle ne voulait pas ressembler à un carnaval de couleur, encore moins à un clown. Non. Elle voulait simplement être parfaite. Elle hésita encore un moment, le choix d’une couleur parfaite n’est pas du au hasard. Comme pour confirmer son choix, elle se regarda droit dans les yeux. Oui, anthracite. Elle enfonça le pinceau de poil de martre pur Kolinsky au cœur du fard et relevant le bras, elle appliqua le gris sur sa paupière fermée. Le pinceau caressa doucement le coin de la paupière puis s’étendit vers le centre. Elle arrêta son geste et recommença sur l’autre œil. Elle nettoya le pinceau et choisit un noir éclipse pour terminer le travail de couleur sur la partie extérieure de l’oeil. Par la suite, elle choisit son khôl noir préféré qu’elle appliqua en haut et en bas des paupières pour définir avec précision les saphirs de ses yeux. Avec concentration, elle appliqua sa base cils blanche en zigzag pour bien recouvrir chaque cil. Elle sélectionna ensuite son tube de mascara smoky lash noir qu’elle dévissa et appliqua délicatement en commençant par le coin interne de son œil puis au milieu et finalement elle s’attaqua au coin externe. Elle appliqua 3 couches en faisant bien attention de ne pas laisser le mascara sécher entre les applications pour éviter les paquets. Aidés par la base, ses cils atteignaient maintenant une longueur et un déploiement considérable. Elle termina son regard de biche avec la petite brosse duo cils-sourils pour bien séparer tous les cils.

La brosse toujours en main, mais utilisant l’autre côté, elle réenligna parfaitement le poil de ses sourcils châtains à la courbe parfaitement esthétique. Elle rangea sa brosse duo dans son étui et pris en main son crayon à sourcils. Elle aiguisa la mine devenue ronde et s’appliqua à combler les espaces entre les poils. La couleur dorée-cuivrée du crayon était exactement celle de ses sourcils. Une fois le coloriage terminé, elle sorti son mascara transparent qu’elle appliqua sur ses poils pour leur donner une brillance et un ordre parfait. Elle brossa, tint le temps que le produit sèche, puis passa à l’autre section. En revissant le tube, elle observa son travail ; parfait.

Ne restait plus que ses lèvres délicates à mettre en valeur. Elle préféra son crayon contour waterproof à son crayon habituel parce que celui-ci avait une belle couleur bois de rose qui rappelait l’orchidée satinée de ses joues. Comme avec son crayon à sourcils, elle aiguisa la pointe et se mit au travail. Elle coloria d’abord le pourtour et ensuite l’ensemble de la lèvre de l’extérieur vers l’intérieur. Elle ne choisit pas de rouge ni de gloss puisque son crayon crémeux couvrait efficacement et qu’elle voulait une bouche discrète qui ne ferait pas compétition à ses yeux. Une fois sa bouche terminée, elle frotta ses lèvres ensemble sans trop presser et s’assura que le maquillage était bien réparti. Elle enleva l’excès en donnant un baiser sur un mouchoir. Un dernier regard dans la glace pour admirer son œuvre. Comme à son habitude, Hope était parfaite.


Un peu comme Patrick Bateman, mais en féminin, genre.

Ou comme Candace Bushnell.

Un petit test d’écriture et p’têt bien une base pour un écrit un peu plus long. Je jongles encore avec le personnage de Hope. C’est très cliché, je sais. Mais moi j’aime les clichés. Et le make up.

Photo par Griphée

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Classé dans Stories & Essays

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