Archives mensuelles : juillet 2007

Versus

VS

C’est tout drôle comment on se sent quand une partie de sa vie qui se termine et quand une autre commence. Il y a toujours ce moment de flottement incertain, terrifiant, mais terriblement énergisant, quand on nage entre deux étapes.

Ça serait énorme de dire que c’est Harry Potter and the Deathly Hallows qui a terminé cette étape, je ne suis pas accrochée à ce point, mais c’est tout de même étonnant comment les choses arrivent ensemble. La même chose est arrivée voilà un an quand j’ai terminé une autre série qui m’a suivi tout le long de mon adolescence, juste avant de quitter le CEGEP pour un an. Et là, c’est Harry Potter qui sonne la fin de cette année pas vraiment sabbatique et mon déménagement.

C’est un peu comme si en refermant la couverture du livre, je passais consciemment à la suite des choses. C’est un peu ridicule, mais je n’ai pu m’empêcher d’avoir un sourire solone quand j’ai terminé le livre, les yeux plein d’eau, mais le cœur profondément ancré dans mon corps.

Ça m’emmène à penser à ce que je vais faire avec ce blog. J’ai déjà tout redécoré, mais je n’arrive pas à le remplir de manière satisfaisante. D’habitude, changer son apparence faisait l’affaire, mais là non. La nouvelle collaboration avec Superlaser étant maintenant établie, je ne parle plus de mes découvertes musicales. L’autre projet étant vraiment plus intéressant qu’un blog à un seul collaborateur.

Par contre, je n’ai pas envie de le fermer, parce que j’aime ce petit espace vague, intangible, sans saveur ni odeur. J’ai envie d’écrire, mais les mots me viennent plus vraiment de la même manière. Il y a tellement de changements dans mes archives que les relire me trouble un peu. Depuis deux ans, j’accumule des mots, des idées et des émotions. Je n’ai jamais utilisé les pages comme un journal, préférant faire passer mes trucs personnels sous formes de nouvelles. Un peu comme une protection contre l’extérieur. Un peu contre moi aussi.

Bref, je me demande quelle direction je vais prendre maintenant. Si parler de trucs plus concrets aiderait la sensation de vide qu’il y a ici. Si je me risque à parler de moi. Et si je parlais de ma désastreuse glissade avec E? Où encore de ma rencontre avec S. ou du souper incroyable avec D, S et A. Est-ce vraiment intéressant? Est-ce que je suis rendue là?

Je n’ai pas envie de donner dans le journal intime, je ne pense pas que c’est la place pour le faire. Mais en même temps, je lis d’autres espaces et j’aime les gens que j’y découvre. Je vais essayer de créer un hybride, on verra si ça va marcher. Au pire je me pète la gueule. Non?


Dessins par Makani, super-fan de Harry Potter

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Urbania

MON CORPS DANS URBANIA

J’étais dans la file d’attente du Archambault, mon disque de Justice, Disitalism et Daft Punk dans les mains quand j’ai vu sur les étalages la revue Filles d’Urbania. J’ai déposé mes trucs et commencé à feuilleter les jolies pages glacées quand j’ai reconnu mon bras. Oui oui, mon bras… et ma brassière. Le salaud!

Ed! Il ne m’avait même pas dit qu’il avait sélectionné une de mes photos pour son article « Les chicks d’Édouard». Toute énervée j’ai montré la page à Alexandra qui m’accompagnait. En réouvrant la revue, j’ai reconnu, un peu plus à gauche, ma main et ma petite culotte. Pas une, deux de mes photos dans le Urbania.

Donc c’est ça, mes premières photos publiées ever sont des photos pin-up spécialement faites pour les Hardcorettes.

Et pour dire merci, j’ai remis ça.

Ed, sur mon lit

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Tha Roots

THA ROOTS

À défaut de vous donner du stock constructif je vous partage une soirée à ma job. C’est la retranscription d’une discussion Outlook entre moi à l’entrepot à Montréal-Nord et une collègue qui travaille à Boucherville. On devrait en faire un livre tellement c’est bon. Moi je suis en mauve et elle en noir.

C’est elle qui a commencé.

U r workin’, r n’t u?

Yep, buddy, workin’ as hard as Jesus himself. Yo havin’ fun?

So much fun, man, can’t believe it. It’s like, u know, a big guetto party with vip guests. Hey, I even feel the ryth’m in my fu*&%in’ shoes.

Yo sista, me thinks you read too much shit from tha’ book I gave you. Here’s like a bouncin’ tea party with fuckin’ pudding dumping everywhere. The gehtto hype.
Think i might get tha fuck outta here fo dinner. Stinks a lot in da house.

Hey, r u goin’ eat now? Eat lot’s of fu*&%in’ things, u know, don’t touch , u know, healthy food. Don’t forget the guetto man, like Jlo from the block .

I’m eatin’ at 6:30. And no, i wont ever forget tha roots. Ya know, it’s my fuckin’ bicth soul ya talk here. Never ever loose ya soul, ya ear? ‘Cuz if ya do, man, I don thinks God will save ya in the end of ya shitty black sista gal life. Tha roots is like, the meaning of yo life. Wat the fuck did ya do this mornin’?

This mornin’, i ate with my paternal related, pasta with some cream and smoked salmon and fuckin’ dry tomato. Felt like loosin’ all my guetto roots. Think i’ll eat more guetto things at 8:00, like, u know, roots food. McDonald’s probably.

Yeah, mcdo is better than the shit they give ya at yo place. My belly is full, me think i’ll fucking drown if I fell in wata.

Hey dude, r ya fuckin’ full of some fat and wet food?

Yeah, that chicken was big and fatty. Bleh.

Ya’r chillin’ man! Ya never forget yours roots. U r like one of those fuckin’ guys of first nation u know. You chill but u never forget the place ya came from: the guetto!

I know chap. May-b I should give some sort of, u know, conference to little kids who need instruction and help them wit their problems. Teach the real ghetto life and b happy with the kids and sing rap b-fore bedtime. The chill life, u know?

ya’ll be a philantropist! Ya can call those little kids: guetto kids. Have ’em watch rap video so they’ll know the real chillin’ attitude

Ya could be tha one who give them the real drivin’ attitude. Like shoutin’ stuff to old granpa’s and spinnin’ wheels at stops and lipsync’ over tha greatest chillin’ dudes! U know wat? A bloke just dumped 2 palets of popcorn! Criss fuck, those cost over a fuckin’ grand each. Loads and loads of buck$$$$$ eh?

I would be a great teacha for ’em. They won’t be spoiled cause of me. Hey man, I dunno how u can dump 2 palets at tha same time. I never saw it b-fore. Know what? The transport guy just gave me a chillin’ pen. There’s a fuckin’ pink light inside it.

Gosh, maybe he loves you? Pink never lies. T’was 2 half-palets on the same skid and he crash’d them on the fuckin’ wall while he was goin’ full shit speed down the alley. Talk about a dirty bastard.

A man doesn’t chill with a pink pen with a light inside, he wanna keep his attitude. Dude! talk in understable word! What is skid? Do you mean he had a fuckin’ accident? What the fuck man. The vip party becomes to be boring here

A skid is the fucking wood thing under the stuff, twat! Palet is not, like, a real word. The kid had an accident, but he’s not hurt, ther’ just fuckin’ butter everywhere. Holy crap it’s borin’ here 2. I’m readin’ yo book. Hearts it, it’s frikkin’ funny.

I know that palet is not a real word, but who fuckin’ care. Everything is about chillin’ and guettoin’. Tha rest is empty man, like my problematic zone u see.I think that I’ll watch a movie tonight, maybe those Pirates of the Care-bean (grammar sucks). I’m goin’ to see the third one this week. Sparrow chills ya know, gosh, he understands what attitude means, more than your popcorn bastard.

Ya ya, Sparrow is clearly tha shit. I’ll go see it 2. m-be with u? Ther’s a bloke from Washington carryin’ apples that came ’round our wharehouse. I sent him at yo fuckin’ place. Dont want no apple here.

Fuckin’ idiot. Fuckin’ shit, my pink pen’s dead. Life’s unfair.

Fuck, i’m so sorry for yo pen. Shit happens. Whatcha goin’ to do?

To react to my pen’s death, I wanna drink a big coffee but the asshole coffee machine only gave me a small fuckin’ one. 2 shits in 30 minutes! But, hey man, don’t panic. Ya know i’ll stay cool too. Never lost the attitude i say. 2 hours left, it will be hard, but i take it smoothly. Ya wanna chill at my place this week? Eat in the guetto way?

Sure thing, buddy. We should arrange smthin’ the ghetto way. Like, chillin’ with booze and admiring each other attitude. When r u available? Watcha want ta eat? Smthin’ fatty or smthin’ really fatty and oily and leakin’ in yo finger that yo can lick like beyoncé lick her lips kinda way? I’m gettin the fuck outta here in 45 mins. Yeah baby, yeah. That’s how i lick it.

Man, sometimes, i find ourselves nearly too much cool. Do ya? U can have attitude at my place tomorrow dude or thuesday. Which one makes you chillin’ more?

Tuesday sings ta me. Tmrw i’ll be scrap. I’ll go ta bed late. ‘Got some stuff to do 2night. Yeh, i kno we r the coolest, but let’s get no fat head here. Lets do it with style. Roots, remember? Our personality will bling without words. Shine like a sun sista.

Tuesday we’ll chill. I don’t forget roots, for sure

Peace out, sista.

xx


Peinture par NaomiDevil

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hé, on se calme!

Hé, on se calme!

Non je ne suis pas morte! Au contraire, je suis en train de déménager et l’ordinateur a prit le bord depuis presque une semaine. Mes mails s’empilent, les friends requests fusent de partout et vous écrivez trop vite pour que je puisse penser à reprendre le retard dans ma bloglist.

Je suis presqu’installée dans le plus merveilleux et le plus kitsch des appartements à des milles à la ronde. Je vais revenir en force avec des tas de giga bytes de trucs vraiment cool et des idées et bref, je reviens bloguer dès que mon bébé sera connecté à internet. Vendredi si tout va bien.

Avec tout ça, je vais manquer Fujiya & Miyagi ce soir.

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Hush-Hush

Non

Accoudée au comptoir, je bouscule les glaçons du bout de ma paille. J’ai de la brume de dans la tête. Mon khôl a fuit de l’intérieur de mes paupières dorées et je sais que j’ai le regard noirci comme au cinéma. Le rhum et la vodka m’enveloppent tendrement dans un monde ouaté. Les gens qui dansent s’étirent en faisceaux de lumière. Devant moi; une toile abstraite et bruyante. Je me sens observée, mais je fixe obstinément mes genoux. L’un d’eux est éraflé. Je suis du bout du doigt la blessure inégale en vidant mon verre.

Un jeune homme se faufile à mes côtés et me chuchote quelque chose à l’oreille, mais ses mots se perdent dans la musique ambiante. Je le regarde de haut en bas, yeux sombres, bouche fine, mâchoire forte, torse mince, un jeans un peu abîmé aux genoux et en bas. Il est beau, il le sait, mais il ne m’intéresse pas.

Je détourne la tête et commande un autre verre. Le garçon pose la main sur mon genou et me demande où je me suis fait ça. Il est arrogant, trop sur de lui. Le barman me tend mon verre, mais le jeune homme m’attire sur la piste de danse.

Mon esprit élance, mais mon corps suit mon compagnon. Il impose son rythme, envahit mes perceptions. Sa main dans mon dos me rapproche de lui, mais je glisse à ses côtés. Le jeu ne m’amuse pas. Je n’ai pas envie de le séduire ni de l’emmener nulle part. Mes mains glissent sur ses bras. Les gens me pressent contre lui. Il approche son visage du mien et comme il arrive pour m’imposer un baiser je lui dis que je suis tombée dans la rue plus tôt. Il me regarde, perplexe et je lui dit que je me suis fait mal au genou en tombant dans la rue.

Lentement je me surprends à inverser les rôles. Je lui dicte un rythme, un mouvement, une proximité. Il se laisse faire. Nous pensons tous deux diriger. La danse est interminable et au beau milieu de la nuit, les lumières se rallument. Je lui griffonne une adresse fictive sur le bras et je retourne chez moi.

Ça se termine comme ça, il n’y a rien à dire, pas de dénouement parce que je n’ai pas envie d’embrumer ma tête une autre fois. J’efface le khôl de mon visage, les paillettes aussi. J’enlève mécaniquement mes boucles d’oreilles et mes souliers. Je désinfecte mon genou, mais il n’y a rien à faire, ça ne cicatrisera pas.

Hush par Yummyauri

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Non

Non

«Tu sais, il m’arrive parfois de ne pas avoir envie de parler. Ne pas avoir envie de penser à la bonne chose à dire. Ne pas avoir envie d’entendre, un son, un mot, qui sort de ma bouche, ta voix dans le combiné. Ne pas avoir envie d’être attentive. Ne pas répondre au téléphone. Ne rien entendre. Devenir sourde. Ne pas combler le vide avec des mots superficiels, complaisants, remplis d’ennuis. Ce n’est pas que je ne t’aime pas, c’est que j’ai besoin de silence. Après un temps, je crois que j’ai perdu l’usage de mes oreilles. Et si l’ouïe m’avait quitté, frappé d’ennui. Le téléphone arrête de sonner. Panique! Allumer la stéréo. Laisser la télé allumée en lisant pour être certaine que le bruit emplisse bien la pièce. Une présence. Être rassurée. Placer les écouteurs de Jack tout au fond de mes oreilles et jouer en boucle cette chanson qui m’a si bien bordé la dernière fois. Écouter chaque mot, chaque note, chaque grave, chaque aïgue. Vibrer de la tête aux pieds, les yeux fermés. Ne pas vivre sans musique, sans son. Jouer en boucle notre chanson. Encore et encore… »

Gentiment donné par Fanny Ardente, parce que moi je n’ai plus de mots. Mais j’ai Sebastien Grainger. Je t’aime Sebastien.

Sebastien Grainger – Are there ways to come home?

Photo par Este

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Easy Love

Easy Love

En attendant d’être aussi bonne que miss Julie, je me suis amusée avec ma petite soeur qui s’était mise toute belle pour son bal. J’ai vraiment hâte à mes cours de photo et de photoshop parce qu’être auto-didacte c’est pas vraiment évident. Pour voir plus gros, on clique ici

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