Archives mensuelles : octobre 2006

Love’em beat’em

Je l’attire dans mon appartement en le tirant par la chemise. Il referme la porte derrière lui tout en me poussant vers le centre de la pièce. Mes longs doigts avides détachent sa ceinture et dézippent son pantalon. Je l’entraîne vers la chambre. Le lit est défait, comme à l’habitude et je chasse le chat qui y est installé.

Son corps est trop parfait. Il est gracieux dans sa manière de respirer. Ça m’est arrivé alors qu’il marchait vers moi dans la pièce, au milieu d’autres distingués. Mon cœur a commencé à ne plus rien entendre. Il faisait un bruit de revolver. Une menace animale.

Je le pousse sur le matelas mou d’une main agressive. Je le surplombe, debout par-dessus lui. Mon pied l’empêche de se relever. Je lui dis :
-I love you, can you be my lover?
Et il me répond :
-Tie me up, tie me up twice. Et je m’exécute. Je coupe sa circulation aux poignets comme une pro. Il est docile, un peu trop, alors je le pique avec mes dents. Quand j’approche de son visage, il me dit des mots doux, comme pour contraster au maximum.

Il a compris la subtilité de l’odeur masculine. Il est entêtant. Ma tête est en tonnerre. Je rougis sa peau avec mes mains, le blanc de son épiderme me blesse les yeux. Il me regarde, impressionné par mon audace. Mes mains sur son cou, j’appuie fermement.

J’étouffe son souffle avec ma bouche. Ses mains attachées à la tête de lit forcent en vain vers mon corps. Je sens son cœur atteindre la vitesse du mien et son buste s’affaiblir. Il est en train de mourir son mon baiser. Je lui mords des lèvres tout en affirmant ma position sur sa gorge. Flash de noir et de cuir. Sa tête ne comprend plus rien. Il meurt sous mes mains agiles. Beat on. Respire. Beat off.


inspiré par Snake me de We are Wolves, Beat on, beat off de The Presets et Erection de The Faint.

Sssshhhhhhh

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Révélation II

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le test de Face Recognition déniché par Vio. Je vous annonce donc que je ressemble à une asiatique puisque sur 9 résultat 4 des stars qui me ressemblent sont asiatiques, dont un homme.

Bref, je suis le sosie de Kelly Hu (c’est lady Deathstrike dans X-men 2), Ueto Aya (hein? C’est une actrice et chanteuse pop japonaise.), Takuya Kimura (un chanteur pop-japonais) sinon je ressemble à 83% à Selma Blair et finalement à 80% vous pouvez m’associer à Rachael Leigh Cook qui a joué dans Le Club des Baby-Sitter et Josie et les Pussycats, n’est-ce pas merveilleux?

Ah oui, et en changeant de photo, j’ai des résultats vraiment différent.

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Révélation

Woah, je viens de remarquer que dans la pièce Paranoid Android de Radiohead, sur l’album OK Computer, on peut entendre faiblement dans l’oreille droite la pièce Fitter Happier. Le monde vient de changer à mes yeux. Je ne suis plus la même femme à présent.

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Les agendas chargés c’est merveilleux, les liens aussi

Si vous avez envie de me parler dans les prochains jours, il va falloir prendre un rendez-vous. Ça fait longtemps que je n’ai pas été aussi occupé. Ça fait du bien, contrairement à ce que pourrait penser la majorité. J’adore quand mon agenda déborde, quand chaque petit imprévu cause le désordre. Quand je dois réfléchir trois fois avant de donner la confirmation que je peux m’arranger pour faire quelque chose de plus dans la même journée.

Souper hier avec les filles au Bâton Rouge, pas de demie mesure, la grosse assiette et tout. Ça faisait un bail qu’on n’avait pas planifié quelque chose juste nous trois. J’en ai profité pour acheter mon billet pour Roméo+Juliette des grands ballets Canadiens vu que la billetterie de la Place des Arts est juste à côté. J’irai avec Sarah, qui, en tant qu’étudiante a payé son billet 25 et moi en tant que non-étudiante 59. Faut aimer ça en maudit le ballet, pas étonnant que j’y aille si peu souvent.

Je n’ai pas pu résister à l’achat de Brooklyn Follies de Paul Auster, un auteur que j’apprécie particulièrement. Je me fiche pas mal de ce que les gens en ont dit, après 46 pages en une journée, je vous assure que c’est très bien. Café au Second Cup juste avant le boulot, c’est ici que la folie ressort, la fatigue aide à nous faire dire n’importe quoi. Nous avons créé les personnages les plus délirant de la Terre entière. Mémorable tout simplement.

Un petit 5 heures de sommeil parce que c’est le lancement de P45 à la Quincaillerie. Ça commence à 17h, je me pointe à 18h parce qu’il pleut de la sloche et qu’il y a une heure de pointe merdique qui paralyse tout Montréal et ses environs. J’y ai rencontré l’équipe et j’ai pu enfin mettre des faces sur les noms. J’en ai profité pour acheter le premier livre de Frederic Rappaz, Lettres à Memphis. J’ai la jolie grande version tirée à seulement 10 exemplaires, soyez jaloux. Gobbé une fameuse poutine à la Banquise (qui ne bat pas celle du Den-Lou de Victo, en passant)avant d’aller faire un court saut au premier iPod battle video au Musée Juste pour Rire. C’est chiant à mort d’être obligé de partir quand ça commence à peine, surtout pour aller se taper un 8 heures à rien foutre de constructif pour les méninges.

Demain il y a le film danois Princess que je vais aller voir dans le cadre du FNC. C’est un film d’animation qui traite entre autres sur la bataille contre la pornographie. «Controverse et provocation garanties»: ça promet. Ensuite planification de la soirée Halloween rétro (vous êtes tous surpris du thème, han?).

Dimanche on dort jusqu’à 2 heures pour récupérer toutes les heures manquées cette semaine. Travail, études, tout le blah blah. Pas d’auteurs du dimanche pour moi, faut que je bosse de soir (et ça fait chier intense.)

Lundi il y a la rencontre avec Atom Egoyan pour le film Citadelle. Je fais les photos pour l’article de Daviel, j’ai jamais fait ça, croisez-vous les doigts pour moi. On se recouche pour pouvoir travailler de nuit la même journée. On se relève pour aller voir la Belle Bête de Karim Hussain avec Marc-André Grondin (non, je n’y vais pas juste pour cette raison) à 19h. Ça intéresse quelqu’un?

Mardi combo Blind love de Janghun Troy Choi et 2:37 de Murali K. Thalluri (pas trouvé de liens pertinent pour les deux), toujours dans le cadre du FNC. L’un après l’autre avec 40 minute d’intervalle. Je crois qu’il reste de la place pour les deux représentations.

Après il faut aller voir Marie-Antoinette qui est sorti aujourd’hui et Babel qui sort vendredi prochain. Ensuite c’est l’halloween et ensuite le nouveau mois donc l’occasion de se remettre à respirer et dormir un peu. Après avoir fêté comme une défoncée les 18 ans de ma sœur.

Ah oui, et on oublie pas d’écrire 56 000 trucs dans tout ça.

Note à moi même: un jour il va falloir que je fasse un post avec un lien sur chaque mot.

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After Party

Tu sens le Axe et ça me rappelle que c’est cheap, tout ça. Le motel, le miroir au plafond qui me revoie mon regard cerné, la tapisserie aux motifs orange rehaussés de vert délavé, cette baise casual, tout ça. Tu m’emmènes ici parce que ta mère flipperait de nous entendre dans ta chambre. Le décor fitte plus ici.

Le lit fait des drôles de sons, dans notre chambre et dans celle d’à côté. C’est fou ce qu’on n’est pas spéciaux, différent, moindrement originaux. Tu ne m’allumes plus du tout, l’alcool est en train de quitter mon corps avec ma sueur. Je dégrise et la réalité me revient comme une claque sur mon visage trop blanc.

Tu me cognes la tête sur le mur en me lançant sur le lit comme une guenille, une grosse pièce de viande chaude, un peu flasque, saoule. Ta barbe m’égratigne le visage alors que tu me nettoie comme un chien, c’est des plus turn off. Je t’arrache sans conviction ta chemise tight, les boutons sautent même si je ne tire pas fort. Ça ressemble à un film de série B, un truc cliché avec peu de budget. Tu t’acharnes un moment sur le zipper de ma jupe et finalement tu t’énerves et tu la relève. Les draps collent à ma peau, ils font partie de moi, on dirait que j’ai des ailes de chiffon que tu t’amuses à tordre.

J’ai froid, même si je ne devrais pas. Le thermostat est à fond dans la pièce et toi tu es bouillant. La chair de poule hérisse ma peau, j’ai des frissons que tu t’empresses d’atténuer avec tes grosses pattes. Tu ne veux pas mal faire. Tu le fais juste mal. Tu désagrafes ma brassière trop chère pour mes moyens et la jette comme si de rien n’était sur la lampe affreuse qui trône sur la table de chevet bancale.

Tu me grogne dans les oreilles, mordille mon lobe, mais je n’y comprend rien. Ton haleine et ta langue veulent devenir miennes. Je me concentre un moment sur la musique que fait la route, à quelques pas de notre chambre. Je pourrais me lever et me lancer sur une remorque. Entre ton corps qui massacre le mien ou un camion, il n’y a pas grande différence. Quelques coups de boutoir, le lit qui veut mourir et je fake un orgasme pour que tu me laisse tranquille. Tu roules sur le côté, satisfait.

L’eau finit de faire partir mon odeur, la tienne, mon malaise. Le jet est dur, franc, il martèle ma peau jusqu’à l’engourdir. Je masse mon corps comme pour le rapiécer, le réparer. Finalement, je me glisse sous les couvertures, contre ton corps. Je ne vis que pour ces moments où tu ne demandes rien. Je me glisse contre toi, dans le champ de bataille où je perds toujours.

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Romantic Rights

Il fallait que j’y revienne. Évidement, en ayant rencontré Ed, je ne peux pas faire autrement. J’ai affirmé ne pas être fétichiste et au moment où les mots franchissaient mes lèvres, j’ai douté.

Il m’a dit que le fétichisme ce n’était pas nécessairement plastique, esthétique au boute. Que lui ça le branchait pas plus que ça. Du fétichisme c’est une fille avec des talons hauts, avec de l’attitude. Pis de la dentelle. Genre.

Et j’ai répondu que ça dépendait. Que si le liché propre à la photo fétiche n’y était plus, il fallait que l’oeil du photographe travaille à la place. Ce qui me ramène à ce que j’ai déjà dit* : on ne peut pas s’improviser photographe fétiche.

Sauf que ça ne répond pas à ma question. J’imagine que oui, j’ai quelques tendances fétichistes. Comme bien du monde. Est-ce que je l’assume : oui. Est-ce que j’exploite cette tendance : non. Ou très peu. Photographiquement et parfois par écrit, parce que je trouve ça intéressant. Fascinant.

J’admire le corps féminin. Je le trouve magnifique et la photo fétiche l’exploite d’une manière franche, directe, violente. C’est ce que j’aime dans ce genre d’expression. C’est un jeu, une question d’attitude. Ça semble dangereux, et le danger, c’est excitant.

Pour être franche, c’est l’idée du fétichisme que j’aime. Ce n’est pas la vue ou la lecture qui m’attire, mais plus son idée. La photo de Lithium-picnic ne me branche pas outre mesure, mais l’idée qu’il en ressort est pétillante. C’est difficile à saisir puisque ce n’est pas seulement un intérêt artistique ni seulement un intérêt plus physique. Bref, j’en ai pas fini avec le fétichisme.

Alors, Ed, je m’excuse d’avoir parlé sans réfléchir. C’était ni vrai ni faux. J’mérites-tu une claque pour l’affront?

Pour parler du fétichisme, rien de mieux qu’un texte qui commence avec un titre de Death from above (encore). Je ne sais pas s’ils sont adeptes du fétichisme, mais, en tout cas, ça fitte.

*Je fais allusion au texte Sexy Results du mois d’Août.
www.lithiumpicnic.com

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Ces journées qui ne finissent pas, mais qui sont distrayantes pareil

Tu parles d’une journée mongole.

J’ai découvert les joies du html en gossant quelques heures pour changer mon template. Quand je dis quelques heures, j’exagère même pas. It’s all good, tho. J’aime ça, finalement. Pis comme Nic est pas toujours à ma disposition pour le faire a ma place, j’me suis dit qu’il serait temps que j’essaie un peu.

Ensuite je suis allé chez le dentiste. J’aime pas ça, la fraise surtout. C’est pas le fun pentoute. Mais, par contre, il y a un nouveau jeune dentiste qui travaille au centre dentaire. David. Je n’ai jamais eu d’attirance envers les dentistes, mais là c’était dur d’être totalement indifférente quand il m’a joué dans la bouche avec ses doigts. Grand blond (grand, genre qu’on dirait que ses jambes sont des échasses), mince, yeux bleus et barbe de quelques jours, en plein dans mon genre, quoi. J’ai récolté deux petites caries entre les dents. «Tu devrais passer un peu plus la soie dentaire, sinon tout est super beau.» «Haaa-hah.» Je suis donc obligée de retourner le voir dans une couple de semaine.

Je suis crevée en revenant. Il est rendu 11 :30 pis je suis pas encore couchée. J’me force à lire quelques pages dans mon anthologie pis dodo. Je me réveille à peine 6 heures plus tard, c’est le lancement du nouveau numéro d’Urbania. J’arrive avant Daviel, donc je ne connais personne. Brette un peu pis comme je vais dehors, je croise Edouard Hardcore qui rentre. Je lui dit rien, lui il me connaît pas dans la vraie vie. Arrivée de Daviel, ouf.

Je suis finalement présentée à Ed et j’en profite pour l’enrichir d’un gros 20 piastres pour 2 numéros de Détresses dans leurs sacs dorés pis brochés. C’est drôle, je ne voulais pas le rencontrer tout de suite. Je voulais lui envoyer un autre jpeg avant. Ça va attendre, j’ai tout plein d’idées pour lui de toute manière, il me manque juste le temps pour le faire.

Il y a tout plein de monde jet-set dans le vieil entrepôt rénové, je ne suis pas trop à ma place, mais bof. Je quitte, en retard, pour le boulot. Les vendredis sont toujours calmes. Rien à foutre.

Je trouve toujours ça étrange quand un gars de l’entrepôt me demande mon adresse e-mail pour chatter sur msn. Wow, super subtil. Je suis leur supérieure en plus. Enfin, j’imagine que je vais finir par m’habituer…

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