So confused when you’re lost in the groove.

Le temps passe d’une manière étrange. Je suis de retour de nuit. Ça va. Le temps et les jours n’ont plus la même signification quand vous vivez à l’inverse de tout le monde. Les semaines se transforment en une seule et longue journée ponctuée de peu de temps de lumière, d’éveil et de sommeil. Sans dire que les jours passent vite, je n’ai tout simplement plus la conscience qu’ils passent. C’est à ce moment qu’on voit que ce n’est que des conventions, des repères pour ceux qui évoluent en même temps que le soleil. Ça n’a plus de sens pour moi. J’ai mal à la tête à force de penser

Outre le temps, le travail est incroyablement cyclique. Pas plate, juste paisible. Un peu comme la nuit. J’ai du temps pour penser à moi, mon être, c’est presque religieux. Je suis toujours dans ma phase de transition vers une nouvelle vie. Vers des obligations et un peu plus de liberté, aussi. Me remettre en question, poser un regard objectif et ensuite subjectif sur mon parcours. Ça me rend lente. Je m’enferme un peu et je sais bien qu’il faut que j’évite. J’ai mal à la tête à force de penser.

J’ai une obsession maladive sur Muse depuis une semaine. Soixante morceaux que j’écoute en boucle quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Je n’arrive pas à cerner pourquoi j’en ai besoin présentement. C’est un véritable besoin, au point où je peux rester plus d’une heure assise à écouter des pièces que je connais pourtant par cœur. Une pièce sur repeat, à en décharger ma batterie. C’est étrange à saisir, inexplicable en fait, mais nécessaire. J’aime énormément la musique, mais à ce point, c’est nouveau. Peut-être parce que le temps n’a plus d’importance j’ai besoin de combler le vide par un élément aussi grand, interminable que la musique. J’ai mal à la tête à force de penser.

Je suis allé voir The Science of Sleep de Michel Gondry avec ma sœur et Daviel. J’ai beaucoup aimé, je vais peut-être même aller le revoir. Outre la belle histoire, l’excellente manière de conter, les acteurs c’est le propos du film m’a particulièrement perturbé. J’en ai discuté avec Cassandra et Daviel et eux aussi ont été sensibles à la grande question de l’amour. Chaque individu a sa propre manière de percevoir et de ressentir. La mince ligne qui divise l’amitié de l’amour, on marche dessus à tout moment. Chaque personne qui entre dans notre univers se déforme au gré de notre imagination, des impressions, des semblants, des vérités, aussi. Tomber en amour… c’est quoi au juste? Le film m’a poussé à regarder mon propre parcours : dents en scie. Quand vais-je tomber en amour? J’ai mal à la tête à force de penser. 2 Advil et dodo.

Titre de Muse (The groove/ Time is running out single B-Side)
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Classé dans Avant Wordpress, Culte, Tranche de vie

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