Fantasies are nice (no.6)

Tout d’abord, tu n’aimeras pas sa manière cavalière de te porter franchement de l’attention. Tu le jugeras vite et le casera dans la catégorie des hommes trop sûrs de lui. Puis, peu à peu, tu observeras ses airs détachés et quelques peu hautains. Tu te surprendras à ressentir une pointe de jalousie lorsqu’il adressera la parole à une autre personne. Ses yeux seront les premiers à capter ton attention. Ils seront verts, presque jaunes, grands et délicats comme sa bouche.
En te sentant un peu stupide, tu laisseras ton coin d’ombre pour aller t’asseoir à la table qu’il t’avait offerte au début de la soirée. Il te regardera t’asseoir, un sourire triomphant sur ses lèvres. Tu commanderas une bière avant de le regarder franchement à ton tour. Il ne sera ni large, ni maigre, ni grand, ni courtaud. À peine quelques pouces de plus que toi. Il sera aussi plus jeune.
Il ouvrira la discussion. Il sera à l’aise et volubile. Il te mettra en confiance et peu à peu tu vas te rendre compte que tu ris de ses blagues, que tu bois ses moindres paroles. Il te laissera parler en donnant très peu d’informations sur lui-même.
Sa voix, que tu as trouvée un peu étrange au départ, te semblera plus mélodieuse à force de l’entendre. Les verres passeront, mais pas trop vite et il finira par regarder sa montre.
Il t’invitera à aller marcher un peu dans la nuit d’été. Il ne te passera pas son blouson lorsque tu diras qu’il fait frais. Tu chercheras subtilement un peu plus de proximité alors que tu marches à ses côtés. Peut-être aura-t-il fait par exprès de te conduire devant sa maison.
Tu te laisseras faire lorsqu’il approchera ton corps près du sien. Tu lui rendras son baiser avec autant de passion. Puis, il te laissera devant la porte en te disant d’être au même bar dans deux jours.Tu retourneras chez toi, l’esprit embrouillé, ne sachant pas trop quoi penser.
Biensur, tu te présenteras au bar près de 48 heures après. Mais lui, il ne sera pas là. Comme tu sortiras dans la rue pour retourner chez toi, il t’attrapera par le bras et t’embrasseras sans préambule. Tu le repousseras en le traitant de con. Il va te raconter une histoire que tu croiras et ta colère disparaîtra. Alors, il te sourira d’un sourire parfait et t’entraîneras encore une fois vers chez lui.
Cette fois, il te laissera entrer. Il enlèvera tes vêtements ne te laissera plus partir. Tu y retourneras plusieurs fois avant qu’un bon matin, il te demande d’emménager chez lui.
Tu diras oui et dès lors, ta vie sera comme un cliché. Il disparaîtra quelques fois et il refusera de te dire où et pour quoi faire. Évidement, tu seras en colère, mais tu ne pourras te résoudre à le quitter. Vos disputes seront colorées et éclatantes, vous vous battrez et vous mordrez. Il t’épuisera. La passion que tu lui porteras ne partira pas, toujours égale à celle qu’il ressentira pour toi. Tes bonheurs seront éphémères et de courte durée, mais c’est la vie que tu choisiras. Tu la choisiras, alors même que tu sais ce qui t’attend, peut-être parce qu’il n’y a rien d’autre à faire.
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4 Commentaires

Classé dans Avant Wordpress, Fantasies are Nice

4 réponses à “Fantasies are nice (no.6)

  1. fil

    Tu vois pas juste des uchronies ma foi 🙂

  2. Myriam

    Haha, non en effet, on dirait que j’arrive à prédire le futur des gens… Pourtant je ne suis pas aveugle comme ce pauvre Tirésias, tu crois que je suis sa petite-petite-petite fille?

  3. Anonymous

    C’est clair!

  4. fil

    Si c’est le Tirésias de la pièce qu’on a vu en cours de mythes, hum…. Ce serait cool.

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