J’ai donné mon cœur en 2004

C’était une de mes premières journées au Cégep, également une de mes premières au sein de la télévision étudiante et alors que j’attendais pesamment sur un divan que la journée finisse, j’ai entendu une pièce qui ne m’a jamais quitté. Celle à qui je dois ma découverte était partie, laissant itunes ouvert, supposant peut-être que j’allais aimer ce qui allait jouer.

Que ce soit le destin ou bien le hasard, le fait est que j’ai découvert ce que je pourrais nommer mon album-favori-dans-le-monde-entier. Il y a tout plein d’albums sur cette terre, j’en ai moi-même pas mal, mais malgré tout, celui là est particulier. Ce n’est pas un album révolutionnaire, il est connu, mais sans plus. Il n’a pas fait fureur, ne figure pas dans les anales de la musique, il n’a pas été créé par un groupe mythique, mais pourtant c’est à cet album que j’ai donné mon cœur.

Turn on the bright lights d’Interpol est ce disque qui me suit peu importe ce que je fais et où que je me trouve. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai jeté mon dévolu sur celui-là en particulier. Bien des albums représentent des parties de ma vie, comme une bande sonore de mon histoire à moi. C’est normal on écoute tel genre de musique pour telle humeur ou situation. Cependant Turn on the bright lights tapisse mon univers musical depuis mi 2004 presque sans arrêt, depuis ma découverte.

J’étais étonnée de découvrir cet album en première position des albums les plus noirs au monde selon Q. Je ne le trouve pas si sombre, moi. Certes, il a son côté mystérieux et noir mais il ne nous transmet pas de malaise comme Nirvana ou Radiohead. Au contraire, il semble prendre sur ses épaules toute douleur par sa netteté rare et efficace. Les autres moments, il me calme et installe en moi une espèce de havre qu’aucun autre album n’a installé à ce jour. Il est parfait pour les journée ensoleillées, fenêtres ouvertes et visage au vent autant que la nuit sous un ciel couvert.

Interpol fait de la musique, mais par-dessus tout, ils font un grand rangement dans ma tête. Turn on the bright lights regorge de merveilleuses pièces aux ambiances new-yorkaises où se mêle une envie de propreté et de rapidité en même temps qu’un spleen méditatif. C’est comme un grand manteau de lenteur.

Parmi l’ensemble, mon esprit ne manque pas de rester accroché sur Leif Erikson, dernière pièce qui semble me souhaiter bonne chance à chaque fois que les 49 minutes sont écoulées. Si un jour on fait un film sur ma vie, il y aura des pièces tirées de cet album, c’est sur.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Avant Wordpress, Culte, Musique

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s