High hopes and expectations

C’est différent, mais en même temps c’est pareil. Pas très clair, je sais, mais c’est ce qui ressort après quelques écoutes du nouvel album de Muse. Sorti tout récemment, (le 11 juillet) Black Holes and Revelations est un opus de 45 minutes et 11 pistes plutôt robustes. Il y a beaucoup de changements dans l’ensemble, mais le son Muse y est toujours.

Le groupe a mûrit, c’est indéniable. Il ne faut pas s’attendre à un son jeune et inconstant, à l’espèce de rush de notes du premier album ni à la surcharge émotionnelle du deuxième et encore moins aux saveurs classique du troisième. Quoi alors?

Muse a délaissé ses compositions linéaires et faciles. On n’y retrouve plus la méthode couplet, refrain, couplet, solo de guitare, refrain. Nous assistons plutôt à une évolution-révolution progressive dans chacune des pièces. Chacune d’elles renferme son propre univers et pris séparément elles sont aussi complètes que l’album en son entier. Les instruments qui oeuvraient séparément dans les albums précédents travaillent maintenant ensemble. Beaucoup moins d’importance de la part de la guitare et très peu de piano, ce qui est étonnant après une écoute d’Absolution. Même si certains vont regretter cette époque où Bellamy s’épanchait sur sa guitare durant des solos déchaînés d’une minute et plus, peut-être vont-ils remarquer le travail impressionnant de la batterie et l’implantation de la guitare acoustique, de violons et de trompettes. Il y a des essences de funk, de musique latine, de calypso, de jazz, de toutes sortes de choses dans cet album et c’est une nouveauté dans le son de Muse. Le talent incroyable de Matthew Bellamy est mis à profit avec une maîtrise toute nouvelle de sa voix. Plus mature de durant les premiers pas du groupe, il nous propose une nouvelle approche qui fait écho aux innovations de Black Holes and Revelations.

Muse a parfaitement relevé le défi qui était de renouveler leur son. Pour ce qui est des textes, il y a là aussi un éventail plus grand quant aux choix de sujets et une approche un peu plus terre à terre. L’album est généralement plus optimiste que ses prédécesseurs, excepté Take a bow qui ouvre la marche et Soldier’s poem qui manie très bien les chœurs et l’ironie avec une mélodie qui rappelle les chansons dans la Belle au bois dormant avec un texte comme : «And you think you deserve your freedom, No I don’t think you do, There is no justice in this world, And there never was.» Supermassive black hole et City of Delusion sont sûrement les pièces qui reflètent le plus les changements de direction du groupe. Pour les nostalgiques, Assassin et Ex-Politics devraient vous satisfaire.

Avec leurs premiers albums, Muse avait déjà de quoi faire des prestations monstres et on dirait que Black Holes and Revelations va les aider à asseoir leur influence et assurer quelques bonnes pièces durant les nouveaux shows. Je pense entre autres à Starlight qui ne peut qu’être divinement incroyable sur scène et Knights of Cydonia qui sera sans doutes tout aussi bonne.

Ce sera à voir le 31 juillet au quai Jacques Cartier où je ne manquerai pas d’y être, histoire de confirmer mes dires et recharger ma pile au son de la voix stridente et cristalline de Bellamy.

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Classé dans Avant Wordpress, Critiques, Musique

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