Archives mensuelles : juillet 2006

Juste comme ça

Je trouve ça tout simplement marrant de jouer encore au téléphone à mon âge et de trouver ça aussi amusant que lorsque j’avais 7 ans.

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Empire K


Je viens de tomber sur le nouveau clip de Kasabian, Empire. Rien d’extraordinaire, mais ça montre a quel point le groupe s’est amélioré depuis leur premier album. Il sort en Septembre prochain et j’ai vraiment hâte. Leur son est beaucoup plus étayé et rafinné.

J’étais vraiment attristée de lire que des mauvaises critiques sur le premier opus du groupe, je sens que le vent va tourner pour eux. En plein dans la face des critiques. Je le savais bien que les mauvaises langues s’agitaient pour rien.

Si vous avez vu leur premier clip, celui-ci continue dans la même voie. Les erreurs de la guerre, la futilité de la bataille. Il est intéressant à regarder et pour une rare fois, je trouve que les membres d’un groupe sont bon acteurs. Spécialement Tom Meighan, le chanteur, qui supplie un cessez-le-feu (ça vous dis de quoi?) tandis que Sergio Pizzorno est tout simplement aussi séduisant qu’à l’habitude (ok, j’arrête, c’est pas pertinent).

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Fantasies are nice (no.6)

Tout d’abord, tu n’aimeras pas sa manière cavalière de te porter franchement de l’attention. Tu le jugeras vite et le casera dans la catégorie des hommes trop sûrs de lui. Puis, peu à peu, tu observeras ses airs détachés et quelques peu hautains. Tu te surprendras à ressentir une pointe de jalousie lorsqu’il adressera la parole à une autre personne. Ses yeux seront les premiers à capter ton attention. Ils seront verts, presque jaunes, grands et délicats comme sa bouche.
En te sentant un peu stupide, tu laisseras ton coin d’ombre pour aller t’asseoir à la table qu’il t’avait offerte au début de la soirée. Il te regardera t’asseoir, un sourire triomphant sur ses lèvres. Tu commanderas une bière avant de le regarder franchement à ton tour. Il ne sera ni large, ni maigre, ni grand, ni courtaud. À peine quelques pouces de plus que toi. Il sera aussi plus jeune.
Il ouvrira la discussion. Il sera à l’aise et volubile. Il te mettra en confiance et peu à peu tu vas te rendre compte que tu ris de ses blagues, que tu bois ses moindres paroles. Il te laissera parler en donnant très peu d’informations sur lui-même.
Sa voix, que tu as trouvée un peu étrange au départ, te semblera plus mélodieuse à force de l’entendre. Les verres passeront, mais pas trop vite et il finira par regarder sa montre.
Il t’invitera à aller marcher un peu dans la nuit d’été. Il ne te passera pas son blouson lorsque tu diras qu’il fait frais. Tu chercheras subtilement un peu plus de proximité alors que tu marches à ses côtés. Peut-être aura-t-il fait par exprès de te conduire devant sa maison.
Tu te laisseras faire lorsqu’il approchera ton corps près du sien. Tu lui rendras son baiser avec autant de passion. Puis, il te laissera devant la porte en te disant d’être au même bar dans deux jours.Tu retourneras chez toi, l’esprit embrouillé, ne sachant pas trop quoi penser.
Biensur, tu te présenteras au bar près de 48 heures après. Mais lui, il ne sera pas là. Comme tu sortiras dans la rue pour retourner chez toi, il t’attrapera par le bras et t’embrasseras sans préambule. Tu le repousseras en le traitant de con. Il va te raconter une histoire que tu croiras et ta colère disparaîtra. Alors, il te sourira d’un sourire parfait et t’entraîneras encore une fois vers chez lui.
Cette fois, il te laissera entrer. Il enlèvera tes vêtements ne te laissera plus partir. Tu y retourneras plusieurs fois avant qu’un bon matin, il te demande d’emménager chez lui.
Tu diras oui et dès lors, ta vie sera comme un cliché. Il disparaîtra quelques fois et il refusera de te dire où et pour quoi faire. Évidement, tu seras en colère, mais tu ne pourras te résoudre à le quitter. Vos disputes seront colorées et éclatantes, vous vous battrez et vous mordrez. Il t’épuisera. La passion que tu lui porteras ne partira pas, toujours égale à celle qu’il ressentira pour toi. Tes bonheurs seront éphémères et de courte durée, mais c’est la vie que tu choisiras. Tu la choisiras, alors même que tu sais ce qui t’attend, peut-être parce qu’il n’y a rien d’autre à faire.

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L’amour sous l’eau

Ces derniers temps je tombe en amour avec tout ce que je vois. C’est vraiment drôle, je suis comme une petite fille dans une grande cour de récré, mais de là à savoir pourquoi, je ne sais pas trop. C’est sûrement dû à l’été qui passe bien et qui referme toutes les blessures qui faisaient encore mal.

Je suis en amour avec le groupe complet de Malajube parce qu’à chaque fois que je les vois ils donnent tout ce qu’ils ont, qu’ils font de la bonne musique et qu’ils niaisent Cowansville plus que moi.

Je suis en amour avec mes deux frère illégitimes qui me proposent d’aller voir Malajube sous la pluie à Cowansville. Je les aime parce qu’ils me donnent sans compter d’énormes câlins et parce qu’ils suivent leur rêves comme les étoiles filantes sous le ciel de Sutton.

J’aime mes deux autres Cheerios qui viennent de l’autre bout du monde à Cowansville pour venir me rejoindre et boire de la bière sans arrière-goût et écouter Malajube niaiser les agriculteurs.

J’aime Châteauguay.

Je travaille beaucoup, mais étonnamment, je fais pas encore de réaction allergique aux caisses que je dois compter au beau milieu de la nuit. Je vais peut-être l’avoir ma semaine de congé finalement, Bonjour Boston!

J’ai la maison à moi et ma sœur pour deux semaines, ça ça veut dire pas de ménage (en tout cas, pas de mère qui nous pousse dans le cul pour le faire) et aussi la bouffe qu’on veux (yessss, stop de régime imposé pour 2 semaines!).

En gros c’est pas mal tout ce qu’il y a sous mon soleil. Rien de mieux qu’écrire sur mon portable au bord de la piscine en écoutant Voxtrot avec un framboisier à portée de main (littéralement) et un rayon ou deux qui essaient de dorer ma peau.

La photo a été prise par Yves Oswald.

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J’ai donné mon cœur en 2004

C’était une de mes premières journées au Cégep, également une de mes premières au sein de la télévision étudiante et alors que j’attendais pesamment sur un divan que la journée finisse, j’ai entendu une pièce qui ne m’a jamais quitté. Celle à qui je dois ma découverte était partie, laissant itunes ouvert, supposant peut-être que j’allais aimer ce qui allait jouer.

Que ce soit le destin ou bien le hasard, le fait est que j’ai découvert ce que je pourrais nommer mon album-favori-dans-le-monde-entier. Il y a tout plein d’albums sur cette terre, j’en ai moi-même pas mal, mais malgré tout, celui là est particulier. Ce n’est pas un album révolutionnaire, il est connu, mais sans plus. Il n’a pas fait fureur, ne figure pas dans les anales de la musique, il n’a pas été créé par un groupe mythique, mais pourtant c’est à cet album que j’ai donné mon cœur.

Turn on the bright lights d’Interpol est ce disque qui me suit peu importe ce que je fais et où que je me trouve. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai jeté mon dévolu sur celui-là en particulier. Bien des albums représentent des parties de ma vie, comme une bande sonore de mon histoire à moi. C’est normal on écoute tel genre de musique pour telle humeur ou situation. Cependant Turn on the bright lights tapisse mon univers musical depuis mi 2004 presque sans arrêt, depuis ma découverte.

J’étais étonnée de découvrir cet album en première position des albums les plus noirs au monde selon Q. Je ne le trouve pas si sombre, moi. Certes, il a son côté mystérieux et noir mais il ne nous transmet pas de malaise comme Nirvana ou Radiohead. Au contraire, il semble prendre sur ses épaules toute douleur par sa netteté rare et efficace. Les autres moments, il me calme et installe en moi une espèce de havre qu’aucun autre album n’a installé à ce jour. Il est parfait pour les journée ensoleillées, fenêtres ouvertes et visage au vent autant que la nuit sous un ciel couvert.

Interpol fait de la musique, mais par-dessus tout, ils font un grand rangement dans ma tête. Turn on the bright lights regorge de merveilleuses pièces aux ambiances new-yorkaises où se mêle une envie de propreté et de rapidité en même temps qu’un spleen méditatif. C’est comme un grand manteau de lenteur.

Parmi l’ensemble, mon esprit ne manque pas de rester accroché sur Leif Erikson, dernière pièce qui semble me souhaiter bonne chance à chaque fois que les 49 minutes sont écoulées. Si un jour on fait un film sur ma vie, il y aura des pièces tirées de cet album, c’est sur.

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Digressions

Chose pas trop trop utile à savoir: Gael Garcìa Bernal à de fichu beaux yeux (vous savez, vert tirant sur le doré auxquels on ne peut pas, on ne pourra jamais dire non…) et ça donne doublement hâte au nouveau film de Michel Gondry : The Science of Sleep. Allez-y cliquez sur sa photo, ça vous fera pas de mal.

Le portrait à été pris par l’incroyable Nigel Parry (que vous vous devez de connaître si vous voulez faire du portrait, en tout cas, moi, c’est lui mon mentor) dans le cadre du projet Ever felt dumped? de Make Trade Fair. Vous pouvez aller voir toutes les photos géniales sur le site officiel.

Profitez-en donc pour joindre le mouvement Big Noise, parce qu’on peut pas être contre le commerce équitable et être crédible en même temps. Et si vous avez véritablement l’âme charitable, faites-vous venir le joli bracelet blanc Make Poverty History.

Bon voilà, c’était mon petit moment de cause humanitaire, il faut remercier Gael parce qu’il a de jolis traits. C’est de sa faute si j’ai autant digressé.

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High hopes and expectations

C’est différent, mais en même temps c’est pareil. Pas très clair, je sais, mais c’est ce qui ressort après quelques écoutes du nouvel album de Muse. Sorti tout récemment, (le 11 juillet) Black Holes and Revelations est un opus de 45 minutes et 11 pistes plutôt robustes. Il y a beaucoup de changements dans l’ensemble, mais le son Muse y est toujours.

Le groupe a mûrit, c’est indéniable. Il ne faut pas s’attendre à un son jeune et inconstant, à l’espèce de rush de notes du premier album ni à la surcharge émotionnelle du deuxième et encore moins aux saveurs classique du troisième. Quoi alors?

Muse a délaissé ses compositions linéaires et faciles. On n’y retrouve plus la méthode couplet, refrain, couplet, solo de guitare, refrain. Nous assistons plutôt à une évolution-révolution progressive dans chacune des pièces. Chacune d’elles renferme son propre univers et pris séparément elles sont aussi complètes que l’album en son entier. Les instruments qui oeuvraient séparément dans les albums précédents travaillent maintenant ensemble. Beaucoup moins d’importance de la part de la guitare et très peu de piano, ce qui est étonnant après une écoute d’Absolution. Même si certains vont regretter cette époque où Bellamy s’épanchait sur sa guitare durant des solos déchaînés d’une minute et plus, peut-être vont-ils remarquer le travail impressionnant de la batterie et l’implantation de la guitare acoustique, de violons et de trompettes. Il y a des essences de funk, de musique latine, de calypso, de jazz, de toutes sortes de choses dans cet album et c’est une nouveauté dans le son de Muse. Le talent incroyable de Matthew Bellamy est mis à profit avec une maîtrise toute nouvelle de sa voix. Plus mature de durant les premiers pas du groupe, il nous propose une nouvelle approche qui fait écho aux innovations de Black Holes and Revelations.

Muse a parfaitement relevé le défi qui était de renouveler leur son. Pour ce qui est des textes, il y a là aussi un éventail plus grand quant aux choix de sujets et une approche un peu plus terre à terre. L’album est généralement plus optimiste que ses prédécesseurs, excepté Take a bow qui ouvre la marche et Soldier’s poem qui manie très bien les chœurs et l’ironie avec une mélodie qui rappelle les chansons dans la Belle au bois dormant avec un texte comme : «And you think you deserve your freedom, No I don’t think you do, There is no justice in this world, And there never was.» Supermassive black hole et City of Delusion sont sûrement les pièces qui reflètent le plus les changements de direction du groupe. Pour les nostalgiques, Assassin et Ex-Politics devraient vous satisfaire.

Avec leurs premiers albums, Muse avait déjà de quoi faire des prestations monstres et on dirait que Black Holes and Revelations va les aider à asseoir leur influence et assurer quelques bonnes pièces durant les nouveaux shows. Je pense entre autres à Starlight qui ne peut qu’être divinement incroyable sur scène et Knights of Cydonia qui sera sans doutes tout aussi bonne.

Ce sera à voir le 31 juillet au quai Jacques Cartier où je ne manquerai pas d’y être, histoire de confirmer mes dires et recharger ma pile au son de la voix stridente et cristalline de Bellamy.

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