Archives mensuelles : mai 2006

Le temps passe

Ce matin, je me rendais à mon cours et sur le boulevard Cousineau, à St-Hubert, je me suis sentie à Calgary. Comme quoi c’est partout pareil… C’était étrange, peut-être que ce sont les effets du soleil sur le paysage m’on donné cette impression. Je ne sais pas. Je me suis rendue compte que l’ouest me manquait. J’ai hâte d’y retourner, voir des amis que ça longtemps que je n’ai pas vu. Cet épisode ne m’a pas rendue triste, elle m’a seulement remémoré comment j’avais de beaux souvenir là bas. Je termine une étape importante de ma vie et l’ouest représente le début de cette période. Ça passe vite, ça me fait presque peur. J’ai envie de me recréer un cocon dans les montagnes.

J’ai déposé mon film de fin de dec aujourd’hui. C’est rare, mais j’étais vraiment stressée, comme si ma vie en dépendait. C’est la preuve mouvante de tout ce que j’ai appris ces 2 dernières années. Je suis très fière de mon petit bout de pellicule. Ce film me tiens à cœur et j’espère que tous viendront voir la projection des projets de finissant le 5 juin. Il y a de belles choses à voir. Cela coïncide avec la fin des cours et de certaines amitiés, à mon plus grand horreur. Toute cette belle gang de fous d’art et lettres, cette sécurité et ces moments que je n’aurais plus vraiment la chance d’avoir.

Je ne suis pas triste, c’est juste la fin. Demain, je photographie tout ce beau monde sur pellicule et dans mon cœur. Question d’avoir de belles photos et surtout de jolis souvenirs.

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Van Sant et la douleur humaine

Ce n’est pas Kurt Cobain, ce n’est pas sa vie ni sa mort. Ce ne sont pas ses amis, sa maison, ses cahiers de notes. Ce n’est pas Kurt Cobain. Ils n’essaient pas de l’être. Michael Pitt, Gus Van Sant, Last Days, tous, ils n’essaient pas d’être le défunt chanteur. Ce serait mal comprendre l’œuvre de Sant, mal comprendre le portrait brisé que le réalisateur a construit. Last days est, en quelques sorte, le troisième volet de la série de films de racine indépendante, de cinéma libre, d’essais sur l’inconnu, de Gus van Sant. Cette trilogie a commencé alors qu’il a réalisé Garry en 2002, qui a été suivi du célèbre film Elephant en 2003 pour terminer avec Last Days en 2005. Van Sant a un amour incontesté pour le vide, l’absence d’action, la présentation d’une œuvre qui existe sans l’aide de son créateur.

Des trois film, Last days est le plus complet, le mieux réussi. Last days démontre que Van Sant est passé maître dans l’art de la suggestion et du minimalisme. Il ne faut pas s’attendre à une reconstitution de la mort du chanteur de Nirvana, on ne pourra qu’en sortir déçu. Malgré l’inspiration que l’idole du grunge a donné au film, c’est un tout autre personnage que le réalisateur a construit et détruit dans son film. Ce qui donne sa valeur au film, c’est cette destruction (déjà grandement entamée dès le début du récit) quasi chirurgicale qui est dépeinte. Van Sant a ce don pour dénuder ses personnages et de nous les imposer, de les faire suer, se dévider, vomir sur la pellicule, et ce, avec le minimum de dialogues. Le film défie le spectateur dans ses attentes, contourne les chemins faciles. Jamais il n’essaie de nous montrer une vérité, mais jamais il ne ment. Last days est un film vide, les personnages sont vides, les décors, les buts, les avenirs, tout. C’est poignant, terriblement dur.

La détresse de Blake rend mal à l’aise. Ses constants marmonnements dénudent un esprit troublé, son inaction engourdit les perceptions, son mal de vivre passe au travers l’écran et empoisonne le témoin. Témoin parce que c’est un autre tour de force de Van Sant : celui qui mène le spectateur à se sentir voyeur, presque responsable du malheur de Blake.

Sant ne montre presque rien à l’écran. Il laisse ses personnages sortir du cadre ou bien sa caméra unique et fixe se concentre exclusivement sur le sujet principal, et ce, même s’il y a de l’action dans la pièce. Le montage est à l’image de son sujet : pris dans un cercle infernal et pathétique. Reprise de certaines scènes, mais plus longue et d’un autre point de vue. Ordre et désordre, l’univers de Gus van Sant est chaotique, immensément grand et très confiné en même temps. L’effet est très bien réussi, le témoin se retrouve plongé dans une confusion similaire à celle des personnages. L’espace-temps n’existe plus.

Malgré cette absence de chronologie, cette enveloppe de choses que l’on entend, mais que l’on ne voit pas, ce minimalisme déstabilisant, Blake est accaparant. Il s’accroche et on ne peut faire autrement que d’essayer de comprendre. Michael Pitt traverse toujours les mêmes cadres, marmonne sans cesse des trucs inaudibles même pour les sous-titres, mange un peu, flatte un chat, écrit dans une petite bicoque.

Quelques fois, il prend sa guitare et gratte une mélodie dont il n’est jamais satisfait. Son esprit s’échappe et il essaie de le retenir dans ses paroles et sa musique. Il n’y arrive plus, on sait qu’il y est déjà arrivé. Van Sant compte sur ces courts moments de création (énorme contraste avec la destruction habituelle du film) pour accrocher pour de bon son spectateur, pour qu’à la fin, on pleure la perte d’un vrai talent brut et pur.

Il n’y a aucun message, aucune raison à la misère de Blake : inutile. Il est question de la détresse humaine, de la mort, de la fin d’une étoile qui n’a jamais pu briller. Certains ont trouvé l’aspect contemplatif, défaitiste, terriblement ennuyant. Il est dommage qu’ils n’aient pu capter la profondeur du tableau. Van Sant offre une œuvre peu accessible, vrai, mais d’une beauté rarement effleurée. La mort de Blake est belle, simple : l’esprit nu du chanteur qui quitte le corps pour montrer une échelle invisible. Comme si la mort l’avait fait vivre, comme si la chanson qu’il a composée : From Death to Birth résumait, finalement toute l’œuvre.

Last days de Gus Van Sant est un magnifique collage de douleur humaine. Il faut regarder le film avec l’esprit malléable. Last days n’a pas grand chose à transmettre, ce n’est pas son but de toute façon. Il est là pour rendre compte d’une douleur qui ne se termine que par la mort; une chronique nécrologique. Le film se termine, mais reste. Il est frustrant d’avoir si peu avancé et rien résolu. Elle est là, la force de Van Sant, celle qui provoque des idées qui s’entrent choque durant plusieurs jours. Last days est bien plus qu’une copie des derniers jours de Cobain, il explore au-delà d’une tragédie, il plonge dans l’humanité.

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doux retour à la bière

Vague sentiment de malaise du à une jolie soirée hier. Ça fait terriblement du bien un party maison où les gens sont simples et ne demandent qu’à s’amuser. Boire intelligement pour rester «feeling» le plus longtemps possible sans être malade ni même écoper du mal de tête qui vient rire de nous d’habitude. Parler de société, de valeurs, de politique et un peu d’univers avec des inconnus sympa et séduisants. Se coucher terriblement tard. S’endormir contre une porte et se réveiller dans une position des moins confortables sur un plancher dur et froid. Flirter avec l’alcool, la fumée, la musique et les gens. Se faire complimenter sur son sourire et ses manières. Chanter faux avec des amis. Être profondément dans sa bulle et dans toutes celles des autres en même temps. S’amuser tout simplement et souligner une amitié particulière quelques mois à l’avance.

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Quétainerie féminine

Il y a des fois, de temps en temps, j’ai envie d’agir en fille. Ne vous méprennez pas, je suis bel et bien une femme, mais j’essaie de rejetter du mieux que je peux les stéréotypes qui collent à mon sexe. Je n’aime pas certains clichés que beaucoup de mes consoeurs aiment véhiculer. Bref, je ne vais pas m’étendre sur le sujet, vous êtes capable d’y penser vous-même.

Cette semaine, donc, j’avais envie d’être une fille. Heureusement, au beau milieu de la semaine il y avait l’épreuve uniforme de français au collège, ce qui me donnait une journée de congé le mercredi et l’occasion de laisser libre cours à ma quétainerie féminine.
Mardi soir me semblait être parfait pour une soirée-doudou et c’est pouquoi Alex et moi avons échaffaudé d’une manière relativement bancale une soirée de filles. Alex avait un cocktail en début de soirée pour l’université et je devais l’attendre avant de faire quoi que ce soit. Mes hommes avaient un tournoi de Pool alors je me suis trainé jusqu’à St-Jean pour les regarder en patientant.
J’avais avisé Alex que je ne serais pas là avant 11hrs, mais au contraire de mes habitudes, je suis arrivé 50 minutes à l’avance. Elle nous avait choisi deux films pour la soirée: Pride & Prejudice et A History of Violence. Nous avons quitté sous la pluie pour mon domicile où nous pourrions nous gaver de pop-corn emitoufflés dans des couvertures de polar dans ma roulotte, les films pouvant être visionnés sur mon portable. Ah, la technologie!
Nous avons visionné Pride & Prejudice inspiré par le roman de Jane Austen et réalisé par Joe Wright. Mon dieu! Ce film fait du bien, c’est incroyable. C’est un chargement complet de romance et de finesse, parfait pour une soirée pluvieuse. Nous avons été littéralement transporté par le film d’une beauté exemplaire. Je ne dirais pas que c’est un grand film, rien de nouveau, mais il est fait dans les règles de l’art. Les images sont époustoufflante et la direction photo m’a simplement enlevé tous les mots de la bouche. Il y a une scène complète en plan-séquence où la caméra ne fait aucun arrêt, change de salle à plusieurs reprises et ne suit pas toujours les mêmes personnages, le tout dans une petite profondeur de champ… c’est un pur délice pour celui qui s’en rend compte.
C’est un film à l’eau de rose, y’a pas à dire. J’avais besoin, on dirait, de me rassurer sur l’amour véritable. Kiera Knightley est ravissante, mais c’est surtout la découverte de Matthew Macfadyen qui m’a beaucoup plu. Je vous avoue même qu’à certains moment, Alex et moi étions presque collé sur l’écran. Deux heures dix d’attente pour une fin que nous connaissons à l’avance, mais qui nous comble tout de même. Le coeur qui bat la chamade lorsque, sous la pluie, Mr. Darcy révèle abruptement: I love you… most ardently…
Nous avons attendu le lendemain matin pour regarder A history of Violence, qui m’a laissé perplexe. Nous sommes allé magasiner en fin d’après-midi et nous avons reloué Pride &Prejudice pour la soirée (je sais, pathétique). C’est tout de même comique parce que le jeune homme préposé à la location s’est assuré que nous étions au courant que nous avions déjà loué le film la journée d’avant… Oui, on sait, on sait.
Scéance de magasinage intense jeudi avant le 5 à 1, résultat: j’ai remeublé ma chambre au complet. Je me suis également acheté 2 livres chez Archamblault.
Hier nous avons loué Must love dogs en mangeant des éclairs au chocolat. Ce n’est pas un grand film, loin de là, mais il fait en masse la job pour la romance. J’imagine que ça va me passer bientôt, ce rush de quétainerie féminine.

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Mes attentes du 7 mai

J’étais pas sure, mais pas du tout. La salle avait l’air tellement moche. J’aurais préféré le Métropolis ou quelque chose du genre, mais le CEPSUM, c’est vachement laid. En plus c’est loin de chez nous. L’arène est séparée en 2 non pas sur le sens de la largeur mais de la longueur. Ça crée un effet de largeur disproportionné par rapport à la scène. J’étais tout de même contente d’aller voir The Strokes, ça faisait longtemps que je les attendais. Ma première fois avec eux, il faut dire qu’ils ne sont venu à Montréal une seule autre fois.

D’abord on arrive en retard. C’est immanquable. Déjà trouver la place c’était quelque chose, je ne suis pas familière avec ce coin de Montréal. Ensuite le stationnement. Toutes les places non réservées étaient déjà prises et après un bon 10 minutes à tourner en rond, je me suis garée à un endroit semi interdit. Fuck off, pour une heure je vais tenter le diable. Je suis hyper énervée, j’ai envie de courir (c’est d’ailleurs ce que je fais, je ne me retiens pas) de chanter et de me faire défoncer les tympans.

Je me fais confisquer ma caméra, c’est ça le hic quand t’as une super caméra, c’est difficile à cacher dans une poche de jeans comme tous ces cellulaires qui vous scrapent vos photos de toute façon. Qu’à cela ne tienne! Je ne suis pas là pour prendre des clichés, mais bien pour apprécier le show. On arrive à se glisser à environ à la 10 rangée (je suis bonne pour me faufiler…)
Il fait chaud, le monde est déjà tout collé. Bien sur, c’est quand on s’est trouvé un spot pas pire qu’on a la vessie qui éclate. Moi et ma sœur on s’extirpe de la masse pour faire une pause pipi. Cassandra rayonne, elle est aussi excitée que moi. On se prend une Molson bien froide en repassant, question d’avoir encore envie plus tard.
Retour au combat de coudes. J’ai des naines en face de moi, je vois super bien. Ya juste une gang de pauvres connes qui font chier ma sœur juste en arrière. Elles parlent en anglais et chialent à qui mieux mieux, pensant que nous sommes de pauvres french girls qui ne savent pas un mot de l’anglais. J’aime bien quand ma sœur rabat le clapet à la petite frisée au sourire qui sent la marde. En tout cas.
La première partie me laisse mitigée. C’était correct, mais sans plus. Peut-être avec un son nettement meilleur j’aurais plus embarqué, mais bon. Je suis obligée de demander à un gars d’éteindre sa putain de cigarette, moi je veux pas la subir. En plus, il a failli faire flamber la chevelure d’une de mes naines. Il fait semblant de ne pas m’avoir entendue. Je lui répète avec plus d’insistance. Il l’éteint. Je ne sais pas, on dirait que je deviens agressive avant un show…

Il passe encore une bonne demi-heure avant l’entrée en scène de The Strokes. Les gens se tassent encore plus. On étouffe. Nous sommes tellement tassés qu’on se dit que ça peut pas être pire. Erreur. Quand le spectacle commence, on se retrouve collé sur la scène tellement que ça pousse. C’est pas le genre de foule qui trash, mais qui bouge tout en même temps, comme une grosse vague. Bien sur, les grands gars écrasent les petites filles, il n’y a plus aucun gentleman. Heart in a cage est la première pièce. Si j’avais peur pour la sono, je n’ai plus de crainte à me faire. C’est parfait. Ma sœur s’accroche à moi. Sarah aussi.

Je me retrouve à deux têtes du bord de la scène. Le grand Valensi est juste devant moi. J’ai l’impression que le temps ralenti une éternelle seconde. Je le voir super bien, mon idole, mon sex-symbol. Je n’ai pas le temps de cligner des yeux que je me fais ramasser par la foule. Je suis marquée à vie lorsque Julian Casablancas pousse : I went to a concert and I fought trough the crowd. Je suis saoule de musique. Ça fitte, j’entre en symbiose.

Cassandra tombe, j’ai peur qu’elle meure piétinée par une foule de jeunes gens hystériques. Je la soulève en lui gueulant : Lève-toi! Elle a l’air affolé. Elle veut sortir du trash pit. Je la guide à contre cœur. Aucune trace d’Alex, on l’a perdue dans la marée vivante.

Juicebox est entamée lorsque nous gravissons des marches de l’estrade à la recherche d’une nouvelle place. Je suis inquiète pour Alex. On s’arrête finalement sur le côté droit, quand même proche de la scène. Nous voyons TRÈS bien. Les gens ne poussent plus où nous sommes, ils dansent. C’est plus agréable. J’avais décroché du concert, mais je m’y replonge quand j’arrête de m’en faire, au début de Trying my luck. Ce fut d’ailleurs ma préférée du spectacle avec Reptilia. Les gars donnent tout ce qu’ils ont. Je suis très impressionnée par Julian. Il dégage beaucoup de charisme sur scène et n’a aucun problème à mener la foule où il veut. Nick est décontract, il maîtrise parfaitement son jeu et il le sait. Il y a juste Nikolai qui est très discret.

La première moitié du show est consacrée à leur nouvel album, on nous laisse souffler avec Walk on the wild side de Lou Reed (ça sonne juste parfait avec la voix cassée par les excès de Casablancas) et Ask me anything. La seconde moitié est remplie des succès bien vieillis du groupe.

Je vous jure, j’ai même pleuré de bonheur durant Vision of Division. C’était peut-être la fatigue, mais probablement plus de l’euphorie. À la fin, Julian nous approche. Il est au bout de son fil. Il nous annonce la fin du show. Ça aurait pu durer une éternité. Je suis sous le charme, sur un nuage de béatitude. De n’ai plus de voix, plus d’énergie, plus de souffle et plus rien à demander.

À peine les salutations terminées, Cassandra, Sarah et moi on se précipite vers le stand de marchandise. En consommatrice compulsive, j’achète un chandail de la tournée nord-américaine et les 6 macarons. Mes oreilles bourdonnent, j’ai soif, j’ai chaud. Mon linge me colle à la peau. Il y a de ma sueur, de la sueur d’étrangers aussi. Je retrouve ma lady swell là où je l’avais laissée. Pas de contravention, je suis chanceuse.

En attendant le retour d’Alex, on repasse les meilleures tounes dans mon stéréo. Il y a tout plein de gens qui s’arrêtent un moment, souriants. Ils étaient avec nous. Alex arrive, elle est tout sourire, ma petite sœur Audrey aussi. On parle fort. On rit. C’était bien. C’était bon.

Un arrêt au couche-tard juste à côté de la station Snowdon pour m’acheter une limonade bien froide que j’engloutie en une seule gorgée et un sac de Buggles pour me donner un peu d’énergie.

Chacun à ses moments forts, chacun est heureux d’avoir été là. Nos attentes ont été pleinement remplies, rien de moins, beaucoup plus.

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En 72 heures

En plus ou mois 72 heures, j’ai:
-vu the Strokes
-pas réussi à avoir mes billets pour Radiohead
-constaté que Nicolas Huart avait lu ma critique
-acheté du Woolf Parade
-acheté Nikolski de Dickner
-filmé un court film
-monté plus d’une demie-heure de film
-manqué plus de 3:30 de cours
-travaillé 24 heures
-manqué beaucoup trop de sommeil
-vu le projet anderdsen au tnm
-retiré au moins 7 fois soit dans un guichet ou a la caisse
-préparé 2 plaintes envers le même prof
-été empêchée de filmer mon projet de fin de dec
-vu Marc-André Grondin
-acheté de nouvelles chaussures
-regardé pour un appart. à Montréal
-sacré beaucoup trop de fois
-vu un film qui m’a coupé l’appétit
-sauté plusieurs repas
-dormi sur un divan
-tombé de fatigue 2 fois
-refusé au moins 3 sorties
-fait le plein 3 fois également
-reçu une note pour mon essai
-ri mon 20 minutes par jour certain
-été malade (nez bouché, voix cassée et tout)
-vu de très proche Nick Valensi
-mangé des buggles (ça faisait vraiment longtemps)
-chialé contre tout plein de choses, entre autres des critiques décevant et sans jugeote
-élaboré plusieurs critique sans avoir le temps d’en faire part à personne
-été exaspérée par des personne de mon entourage
-assisté au F.I.F.I
-renoué avec un copain du primaire

pitié, aidez-moi quelqu’un!

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Fantasies are nice (no.3)

Je suis encore en retard, ça m’arrive tout le temps. Incapable d’être ponctuelle. Je quitte rapidement la cours de l’école, mon travail est à 15 minute du CEGEP. À un quart d’heure, mais pas quand il y a du traffic. Encore moins quand il y a un accident. Comme de raison et comme je suis déjà en retard, il y a un accrochage sur Gentilly. Ça refoule jusqu’au passage piétonnier, les deux voies bloquées.
J’arrive près des deux voitures endommagées, un petite tercel noire est coincée derrière l’accident et personne ne la laisse passer. Comme je suis déjà en retard, je me dis que je peux bien perdre un autre 15 secondes et je la laisse passer. Aussitot la scène de ferraille froissée, la tercel retourne dans la voie de gauche. Lumière rouge. Il fait chaud, ma vitre est baissée. J’entends des «eille! eille!» Par habitude, je tourne là tête pour regarder d’où le son provient. La tercel noire. Un jeune homme la conduit.
-Eille merci!»
Je le regarde un court moment. Je sais pas si c’est parce qu’on est presque l’été, mais j’ai terriblement chaud. Je sens mes joues rougir, mes genoux deviennent flasques. Le jeune homme me regarde dans les yeux. Il est beau, terriblement attirant dans sa petite tercel noire. Ses cheveux sont bouclés, brun comme le chocolat. Sa peau est d’albâtre, ses lèvres minces et rosées. Ses yeux en corolle verte et jaune me regardent. Je sens ses mains aux doigts fins passer dans mes cheveux. Sa peau frôle imperceptiblement la mienne. Sa bouche approche la mienne.
Je cligne des yeux et reviens dans ma voiture. Le jeune homme me regarde toujours. Je hoche la tête pour lui dire que ce n’était rien et je tourne la tête, embarassée. J’arrive en retard à mon travail, j’ai l’habitude.
J’ai un peu d’avance pour mon cours aujourd’hui. Je jase avec Matthieu devant la porte. Le jeune homme à la tercel noire arrive et agripe mon coude. Je me retourne, je ne l’ai jamais vu au collège avant. Il est dans mon cours? Ses yeux en corolle verte et jaune me regardent. Sa peau frôle imperceptiblement la mienne. Sa bouche approche de la mienne et il m’embrasse.
Fantasies are nice (… dans quelle proportion cette fois?)

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