Non merci

Albin de la Simone? Ça vous dit de quoi? Disons que cet artiste français est assez discret, il fait parti de la nouvelle vague de la chanson française. J’ai fait l’écoute approfondie de son deuxième album «je vais changer» et je dois vous dire qu’une petite flamme de douceur s’est allumée au fond de mon ventre pour sa voix albsolument délicieuse.

On m’en avait parlé, j’avais lu son nom à une ou deux reprises et c’est tout. J’étais intriguée, mais lors de mes visites chez le disquaire je l’oubliais toujours. Je n’avais jamais même vu sa pochette cuivrée, sobre. C’est Nicolas qui, tanné de m’en parler sans jamais avoir de feedback, m’a prêté le disque. Une première écoute dans la voiture, distraite. Je trouves que ça ressemble à la fois à du Pierre Lapointe et à du Thomas Fersen. C’est entre les deux, moins symphonique que Lapointe, plus que Fersen.

Dans la voiture, j’ai un coup de tonerre dans la tête; l’année dernière au spectacle «pépiphonique» de Pierre Lapointe pour les franco, il était venu chanter. Il a fait une chanson, une des siennes, avec Lapointe. Je l’avais déjà entendu. J’avais aimé, mais je n’avais pu me souvenir du nom. Je ne me souviens même plus c’était laquelle.

Deuxième écoute, cette fois-ci j’écoutes toutes les pièces, lis toutes les paroles, repasse plusieurs fois les extraits qui m’accrochent. C’est indéniablement sympatique. Nicolas m’avait dit qu’il avait été déçu de certaines pièces, moi je trouve l’opus complet, il n’est certes pas parfait, mais chacune des pièces sont présentées avec humilité et humour aussi. Le disque est somme toute bien simple. Dépouillé la plus part du temps de lourdes mélodies. C’est la voix un peu éteinte, celle qui vient du fond de la gorge, celle qui sonne naivement, qui fait tout le centre du disque.

Quant à moi, j’achèrerais l’album sans y penser plus longtemps. 12 pièces en tout. Chacune d’elle porte la jolie signature comique d’Albin excepté «ces mots stupides», une reprise française de «Somethin’ stupid» que vous connaissez surement. Les textes sont intelligents, travaillés avec contradiction et aussi légèreté. Albin de la Simone joue avec l’ambiguité. Certains des textes sont à double sens, teinté d’une certaine morbidité et d’une sexualité gênée, déviante et cachée. J’ai flanché tout de suite pour «non merci» et «avril 4000». Juste pour le «non non non non non merci, merci je ne danse ja… non non non non non merci, merci je ne danse jamais…» le disque vaut la peine d’être apprécié et acheté.

Il est de retour aux franco de montréal cette année. Sur son propre stage et il est aussi sur un des spectacle de Pierre Lapointe. Je vais y être pour voir et apprécier la petite voix très pop d’Albin de la Simone.

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