Cancérigène

D’abord, se sera les roulades acharnées sur mes côtes brisées. La langue de feu va affirmer et vont claquer infailliblement les voiles du boniment. Ma peau va blêmir après sa suffocation rougie. Mes mains vont enserrer des passés aux existences furibondes. Des milliers d’abeilles sans ailes entameront leur pèlerinage maudit, mauvais augure. Âmes en pâture, décrochez la main sanguinolente de sur ce mur de ciment, brisez les faux dentiers. Je marcherai les chemins d’été tardif, envahie par la hâte et les ronces safres qui jonchent mes mémoires. Ma vie est un miroir, une couleuvre gluante qui persifle des soleils endogamiques. Des nuages placentaires annoncent des chants stridents en corolle afilmique; ceux qui s’accrochent aux pensées bécasses et qui y implantent des agarics venimeux, mortels ou pis; réalistes. Ma conclusion s’en vient comme une mère obèse que l’on aurait jetée dans une boîte. Le soir s’en vient comme un étang de sang sur mes lèvres safran. Je n’ai plus ce pullianisme d’antan ni même cette répugnance résonnante qui faisait de moi cet oiseau muet. Mon chant distillera les ondes de ces nimbus sombres même au travers mon existence terminée. Les lueurs du matin accusent les sourires gras et les longues mains du dossier doré et moi aussi je me ferai matinale. Mes sabots duaux enchaîneront le collier de monnaie et tireront jusqu’à étouffement complet et total de cette biche indifférente et myope. Cervidé de malheur, mangeur de fleur, tu fais saigner cet hymen déjà trop pressé. Ce pourpre facial n’aurait pas du tremper dans ce parfum odieux que font les dents oncogènes. S’en est fait du vent câlin et du vin temporel. S’en est fait des doux rayons lovés sous mes aisselles et ces matins indélébiles d’encre verte. J’ai une périanthe dans mon hémisphère droit et de jolis barbelés dans le gauche, de grandes représailles dans mon dos comme des ailes putréfiées . Je sais pourtant que même soufflé, mon sable collera aux autres corps. Dévisagée, je vais courir sur les plages brumeuses des consciences étrangères. Immortelle, c’est ma main, la dextre, écartera par moments le voile de granit et de l’autre je vais prédire aux cerfs boisés les malheurs et les marais. Le champ est en défriche et le blé de mon corps se fera houblon puis goudron malade. Je vais en mourir de cette maladie édentée et quand je souffrirai de cette mauvaise humeur pour ensuite me moduler en tumeur, mes sœurs lèveront les oriflammes à ma place.


J’avais envie d’écrire du surréalisme. Fortement inspiré par Pierre Lapointe, Malajube et Boris Vian. Merci les gars.

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