Derrière la fonte

Dois-je me risquer à t’approcher, fantôme incadescent? Brûler mes idéaux me terrifie à m’en blêmir les rêves. Je sens ta présence opaline au coin de mon oeil, comme une larme persistante, mais je n’arrive pas à te faire fuir. Tu es là, rôdant comme un éventail cassé aux contours de ma conscience. Tu rugis des arbres plein, des verres vides. Malgré ton apparente chanson, le fossé des saisons me bloque et me retranche derrière mon âge. Cela t’arrête-t-il, violon arabe, glisses-tu à mon opposé car je te semble si grande? Ferme les yeux et il n’en sera pas ainsi. Les nuages s’enroulent autours de tes doigts, tes ongles griffent les étoiles tristes. Oh! Bien-Aimé noir, le temps s’écoule et s’écroule et les jours se ternissent et terminent. Tu n’as qu’un mot à souffler et je distille mon être.

Il commence à fondre dehors, tu me donnes ton numéro?

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2 Commentaires

Classé dans Avant Wordpress, Poésie

2 réponses à “Derrière la fonte

  1. Nicolas

    La dernière phrase résume bien le texte ;).

    Allez je suis avec toi.

  2. Zuti-Floke Huju

    Fonce Myriam!
    Il est peut-être aussi mal à l’aise que toi à l’idée de faire les premiers pas…

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