mes quatre fanés

D’immenses maisons de brique brulent à l’unison des trompettes de cristal. Il fait noir et les flammes lèchent sensuellement le ventre du ciel piqué de petits yeux. La chaleur du brasier réchauffe la lourdeur des lances d’eau volatile. L’épaisse fumée gonfle et se dénoue comme une épaisse chevelure d’argent sombre. Elle étend ses ailes vers la mer et les ruisseaux de givre. La lumière blonde et puissante comme le cri des oies farouches repousse les pierres de noirceur accumulées ici et là. La danse des fanions bigarades gagne les fenêtres sales. Le fracas et le grondement de la colère des bois mugit leur douleur dans l’apparent silence du royaume de la sorgue. Les arches plient, ondient, s’embrasent sans résistence. Le monstre avale, jamais satisfait et désireux de lueur rouge, écarlate, amarante, jais!

Fracas centenaire, fossile énorme mouvant et mugissant de vieillesse. Les montagnes exessives roulent avec une lenteur lascive sur les plaines riches. Le longs corps majestueux fait l’amour à sa propre matière bistré dans une splendeur aveuglante. La fourrure herbeuse comme manteau vivant couvre les chairs plombées de la splendide sphère antédiluvienne. Force incroyable au désir important, rien d’inélégant ne survit sous sa main draconnienne. Malgré une volonté massive, l’astre de rocaille s’est fendu, dénudant son sang cendré. Interminables vallées, chaud déserts pâles, sylves colorées, froideur bleue en couronne, le plus grand des êtres se meurt pour ses enfants!

Volute charmante et éphémère. Zéphyr entêtant qui chatouille les nuages volumineux. Matière impalpable et présente, joueuse et capricieuse. D’une longeur fantasque, le chimérique borée transporte les saveurs de sa cousine de glaise. Sa douce guise fait plier les roseaux de bonheur alors que sa fâcherie expatrie les demeures de ciment ainsi que les saules aux cheveux emmêlés. Folâtre est le plus discret des ainés, il se glisse sous les jupons junéviles ainsi que dans les orifices des chasmes pour pépier harmonieusement les plus beaux cantiques. Jamais Homme n’a pu le capturer. Sauvage est louise lorsque les voiles l’implore. Mordant peut être son discourt lorsque la neige suit son passage. A jamais décoloré, l’aquilon cherche le repos en courant sur la mer et la terre.

De tous les aieuls, les remous du cobalt sont les plus terribles. Toujours assoifé de talion, la dame ardoise dicte sa volonté partout ou la surface est arrondie. Elle englobe sa mère et lui arrache des pensées. Elle rejette sur les débris les chapitres qu’elle n’aime pas. Sa chevelure ivoirine s’éparpille sur son corps cyanosé alors que celle-ci danse sans jamais vouloir s’arrêter. Son chant est cristalin et ses pleurs réjouissent tous les contadins. Toutes les abîmes désirent remonter dans les nuages pour courir une fois de plus sur les veines de Mère. Jamais sujet ne pourra rester immobile et vertical lorsque sa soif de menuet bleu devient plus forte que la volonté de son amie. Foehn ne refusera jamais une danse cadavérique dans les champs de l’astre avec elle. Mais par dessus tout, son affluence sera encore porteuse d’âme lorsque tout sera terminé.

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Classé dans Avant Wordpress, Poésie

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