Le vent du blé d’hiver

L’argent bleu de tes yeux miroirs enlève ma blancheur morbide des jours de vent. Tes dents pâles aux reflets de soleil capturent mes iris aciers et mon coeur tombe dans mon ventre. Les mots soufflés et étouffés scintillent par leur rareté et ma tête en fleur chante nos conversations tues. Tes mains ne demandant rien de jaune ni de rouge, pourtant mes élans doux veulent échouer des algues dorée noir sur les parois de ton être. Présence funambule. Présage sombre pourtant si perçant. Tes airs d’homme sage sous un voile de blé dansant. Arrête, tes rayons d’adamantine me percent la bouche et la langue lorsque tu passe comme les nuages. Mon rire se glace et retombe dans le fond de ma gorge et mon visage se colore bêtement d’une parure de miroir ardent. Mon souffle s’envole en volute devant moi, dansant, et je ne le retrouve que lorsque tu es parti. En un cillement tu apparais et disparait en me laissant diaphane et ignare.
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Classé dans Avant Wordpress, Poésie

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