Archives mensuelles : février 2006

Homme des neiges

Comment ta présence multicolore peut-elle chanter un si séduisant requiem sans même tendre des mots tressés? Les rares confettis miroir que tu lances collent à ma peau évasive. Je me retrouve habilement noyée par les yeux insubtentiels. A peine t’ai-je vu traverser la fenêtre de neige que mon corps s’est enchaîné à la montagne de vagues à couronne blanche qui suit ton passage. Tu portes un manteau épars et voltigeur qui flotte sur les rêves des aurores patientes. Cet embaras que tu me force poétiquement à partager avec toi ne m’est pas habituel. Les vallées douves à l’herbe sucrée que tu me fais fouler, les espaces subjugants ennuagés, les vitraux de soleil et d’airain, je ne les ai jamais vu, pourtant tu me les pousse en silence, dans le noir, dans le bleu de ton regard gêné et épuisant. Simplement et toujours sans un mot, ton être entier capture mes essences sans même que je puisse m’envoler dans les arbres aux larges papillons mouchetés. Tu me ceuilles facilement, naturellement, infiniment avec un sadisme émotionel. En rayons diffus tu m’apparais, tu incarnes l’inconnu échoué sur le haut de la vie et de la mort. Merveilleux songe qui tranche ma raison pour la souffler en flocons dans le fleuve cyclique des saisons. Mon corps pense sous l’inconcevable onde que tu émets. Je me module comme une volute de buée à ta seule inclinaison.
comme cela fait du bien de se rendre compte que le noeud s’est défait et qu’il ne reste que… de l’indifférence! maintenant de nouveaux sentiments peuvent éclore même s’il reste de la neige.
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Le vent du blé d’hiver

L’argent bleu de tes yeux miroirs enlève ma blancheur morbide des jours de vent. Tes dents pâles aux reflets de soleil capturent mes iris aciers et mon coeur tombe dans mon ventre. Les mots soufflés et étouffés scintillent par leur rareté et ma tête en fleur chante nos conversations tues. Tes mains ne demandant rien de jaune ni de rouge, pourtant mes élans doux veulent échouer des algues dorée noir sur les parois de ton être. Présence funambule. Présage sombre pourtant si perçant. Tes airs d’homme sage sous un voile de blé dansant. Arrête, tes rayons d’adamantine me percent la bouche et la langue lorsque tu passe comme les nuages. Mon rire se glace et retombe dans le fond de ma gorge et mon visage se colore bêtement d’une parure de miroir ardent. Mon souffle s’envole en volute devant moi, dansant, et je ne le retrouve que lorsque tu es parti. En un cillement tu apparais et disparait en me laissant diaphane et ignare.

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