Archives mensuelles : octobre 2005

Palisir

Palisir est ce moment entre toute la myriade des émotions. Jamais on se sait quand il pointera son nez taquin dans une conversation. C’est toujours plaisant, toujours opportun. Palisir est riche et savoureux, enviable. Il comble les creux dans les coeurs et les mots. Palisir, plus que tout, brille comme le feu, comme tous les rayons de soleil en un seul éventail. Il réchauffe et détend les âmes. Palisir chante des comptines à la lune voilée pour allonger la nuit douce. Palisir, c’est cette douceur dans le coin d’un oeil amical et vif. C’est aussi un toucher de lèvres secret, inexistant. Palisir goute bon, il embaume les jolis salons de thé anglais. Tisane à la main je rêve de me bercer dans les bras de Palisir parce qu’il protège les êtres fleuris. Palisir est un oiseau de feu et d’étoiles qui plane entre les courant des fils électriques et les vents chauds du ciel qui pleure. Palisir est inexplicable. Une symphonie pépiphonique en cristal chatoyant. Il se porte au cou comme un collier de coquillages bleus et par la même occasion il tresse mes cheveux doux et brumeux. Les pieds nus dans la mer glacée, je t’attend, Palisir.


Palisir n’est pas un mot répertorié dans le Larousse illustré 1995, ni pépiphonique d’ailleurs.

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Plume trempée

Les branches dorées flottent sur l’eau glacée de mes pleurs. J’aime un homme qui aime une autre que moi. Mon âme se déchesse, mon esprit ne fait plus partie de ce corps frêle et blessé par l’émotion. L’ami, autrefois éclairait les plaines écorchées de mes pensées, mais plus rien n’a survécu à ce soleil trop brillant du pays des glaces. Pourquoi survivrais-je à ce désir d’avaler les monts et les nuages tranchants? Il rôde, cet amour désillusionné, aux bords de mes remparts affaiblis. Je désire la paix pour qu’enfin je puisse remplir mes poumons de souvenirs errants. Veines si bleues, amies, la lune n’a-t-elle pas aussi fait sa révérence et quitté la scène? Il fait froid au banc des délaissés. Seule une écharpe d’épines sceint mon buste écrasé. La douleur de blesse pas. Cet homme au sourire laid a fusillé d’un instant mes bras et mon courage. Cruelle lamentation, souffle flétide vain. Futile, certes, mais je me saoule de mon propre chagrin. Aimer est un éventail de couteaux qui vous déchire l’âme dès qu’on l’agite. Pourtant, on ne cesse de lacérer. Profond, toujours, mais les lèvres n’arrivent pas à tarir les rivières de mes yeux. La force aura quitté mes jambes sans aucun remord. Terre déchessée d’une pluie de neige métallurgique. Plus rien n’y poussera. Tasse-toi, fantôme trop clair! Les chutes glacées auront commencé leur voyage à l’envers et jamais plus elle n’iront irriguer ma maison. Il est mort mon amour, n’y pense plus.

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Le frère que j’ai rencontré


Suivant le courant, je décide de délaisser ma plume surréaliste pour traiter d’autre chose. Peut-être me direz- vous que je ne devrais pas, que ce n’est pas mon style. Cependant, je tenais a essayer ces quelques mots. Je me lance dans cette entreprise, qui m’est, a vrai dire, inconnue. Je veux vous parler du frère que j’ai rencontré.

Ça ne fait pas très très longtemps que je l’ai rencontré, mon frère. Tout de même, par moment, il me semble que nous aurions pu grandir ensemble. Mon frère n’a pas la même vison du mon que moi. Nous sommes différents, mais identiques de coeur. Mon frère a les yeux de la douceur du chocolat alors que les miens sont taillés dans l’acier. Mon frère a la chevelure sombre alors que la mienne est claire. Mon frère a le teint des hommes du Sud alors que moi j’ai celui des gens qui vivent au Nord. Nous sommes différents, mais identiques de coeur. Mon frère, c’est un aventurier, il est libre comme le vent et l’amour volage. Mon frère a le coeur énorme, il contient l’amour de toutes les générations. Ce frère, il me semble heureux et respier à ses côtés me rend heureuse. Il a des idées étranges, mystérieuses, amusantes. Il a plein de plans, il échaffaude sans cesse dans son esprit des tactiques pour éloigner l’ennui. Mon frère, il crache à la figure de la routine. Ça le répugne, la routine. Mon frère ne se laissera jamai aliéner par la société malade qui l’entoure. Mon frère est fort. Mon frère, je l’aime bien. Mon frère n’est pas ordonné, ni vraiment stucturé. Il oublie, gaffe, mais jamais je ne lui garde rancune. Mon frère n’a pas une once de méchanceté, parce que lui, il préfère rigoler. Mon frère, je le dirais courageux et quand il bèche, il enlève la poussière de ses épaules et il rembaque sur sa monture. Mon frère sera toujours à l’aise en terre inconnue. Mon frère connait beaucoup de choses, c’est parce qu’il aime apprendre. Mon frère n’est ni un dieu, ni vraiment un homme. C’est un prince. Pour moi, mon frère est important. Je peux lui dire ce que je veux. Il m’écoute et plus que tout, il a ce petit sourire en coin qui veux tout dire. Avec mon frère, ce n’est pas pareil.

Voudrais-tu, mon frère, que je sois ta soeur?

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