Archives mensuelles : septembre 2005

Les plumes

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

La première plume se détache, elle flotte, virevolte.
Les vagues des monts sont déchaînées. Il pleut des dents de noirceur. Il fait froid et les arbres lancent leurs complaintes aux ciels muets. Le ciel est bas ce soir.

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

La seconde plume est arrachée, terrasée par les éclairs de colère.
Bercée par les souffles chaleureux de Poséidon, il faut pleurer pour se nettoyer.
Les colines pleurent, elles, les jours d’étés qui ne finissent plus.

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

Troisième plume qui s’envole du nid.
Les hommes meurent de ne pas savoir aimer. Les fils des jours sont mêlés et mes doigts sont trop tristes pour défiler. Les choeurs chantent trop fort la nuit.

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

La quatrième plume regrette sa mère.
Pleurer un enfant perdu. Le fond des rivières sont tapissés de secrets. Les pièces qui chauffent au soleil sont des trésors plus jolis que les cheveux du destin. Pourquoi casser le verre des vitraux si la lumière les fait chanter?

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

La cinquième plume est douce.
Le soleil chauffe la terre craquelée de chagrins brisés. Respirer la poussière des souvenirs. Oublier les temps durs qui poussent les aiguilles dans notre dos. La neige sera froide.

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

La sixième plume voudrait rester.
Les années implosent, gonflent sous le souffle de l’enfant trop avare. Toucher la fourrure a rebousse poil. Siffler l’écume des vagues pour les renvoyer dans le coeur des femmes.

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

La septième soeur crie la liberté.
Les pensées des étoiles brillent comme leurs cousines les coquillages. Des cristaux de blancheur qui se glissent sous les draps de velour rouge. L’épée et le sang du peuple qui dore les murs jaunis de fumée.

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

La huitième plume touche les joues de ses frères en souriant.
L’amour de la femme pour les récifs est solide. Les âmes percées par le temps ne se souviennent plus comment embrasser. Les secrets se perdent, l’art va mourir.

Les ailes battent lentement, la dernière fois peut-être.

Le neuvième est la plus complète.
Les guerres de tempêtes font rage. Il faut bercer les tentures et les ventres. La seule vérité en ce monde est la douceur d’une âme contre la sienne. Aime! toi vivant qui respire mon espace, aime, c’est tout ce que je te demande.

Les ailes battent lentement, pour la dernière fois. La dixième ne quittera jamais son lit.

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La reine du sel et du vinaigre

Je suis la reine du sel et du vinaigre, du chocolat et du plaisir facilement acquis. J’agite des espoirs sur les plages de gallets froids. Je danse avec le ciel et la lune pour rencontrer le destin. Mes doigts sont garnis d’éclats de jardins fleuris. Mes mains sont ridés de sagesse draconiennes et zélée. Mes bras sont des lances de pailles jaunes et colorés de saphirs tristes. Mes épaules anguleuses sont invitantes et douces comme la peau d’une huître perlée. Mon cou est taché de soleil et respire le temps. Mon menton est rond comme les colines désertes des champs anglais. Mes joues sont bleues et ondulées comme le serpent. Mon nez est escarpé comme la fin du monde et il flamboie comme un phare en haute mer. Mes oreilles sont comme les cornes de brumes du Nord, plus perçantes et déchirantes que le feu des forêts. Mes yeux sont deux puits de coquillages brisés et ils sont ornés d’une couronne de fils barbellés comme la crinière du Lion. Mes sourcils sont dorés et ils naviguent a contre-sens sur les pensées. Mon front est haut et fort, comme une branche d’arbre centenaire. Mes cheveux s’agitent et dansent comme des enfants et leur couleur est parfois orange comme la terre et bleue comme le fond d’un oeil d’animal en voie d’instinction . Mon buste est rond et puissant, il renferme le souffle des volcans et la douceur d’une mère. Mon ventre est dur comme l’acier de l’Homme et tendre comme l’herbe qui pousse au printemps. Mes hanches ont une odeur de houblon et elles sont sèches comme la couleuvre qui se cache sous les pierres. Mon sexe est interdit au mortel et renferme la vie. Mes cuisses sont irréalistes, mais pourtant mauves de vin. Mes genoux sont les nuages d’un orage une nuit d’été, enroulés sur les étoiles lointaines. Mes chevilles sont flexibles, calculées et taquines, elle soignent les anges tués par les missiles. Mes pieds sont froid, neigeux, glacés et ils abritent les cavernes des merveilles du peuple d’atlantide. Mes orteils, au nombre de septs chérissent leurs enfants et le monde entier. Je suis la Terre et mon coeur pleure. Je veux aimer.

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The optimistic foolish

Il y a une histoire à propos d’une place ou il mouille tout le temps. Lorsque les gens décident de mettre fin au cours de leur vie, ils se tiennent au milieu de la route avec la bouche grande ouverte jusqu’a ce qu’ils se noyent. Un spectacle de croyants de l’apocalypse qui se tiennent sur une coline et qui fixent un ciel vide. Je trouve dur de rester optimiste lorsque tout ce que l’homme touche se fanne et se flétrit. Le coeur des hommes est saturé de suif. Des gens meurent tous les jours. Pour les mauvaises raison? Apocalypse? Peut-être, mais plus problablement plus une bêtise. Une erreur, plutot un millier. Et les gens meurent. Regarder la télé ne te donnera pas la réponse a tes besoins, optimiste naĩf. Conséquences pour tes actions. Virus mutants emplissant les âmes. Rester optimiste. Il reste encore l’amour.
eh oui! l’amour.
je crois que ça s’en vient…

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En deux couleurs

Il ne faut pas essayer de comprendre. Hier, oui hier je me suis levée, un citron à la bouche. Oui hier tout était à sa place. Il n’y avait que deux couleurs dans ma tête, seulement deux. Je n’entend pas bien, non, mais il y a les couleurs. La première était rouge l’autre peut-être verte lime. Mais c’était hier. Et j’avais un citron dans la bouche. Tout était à sa place, hier. Mais les choses m’ont dépassées et ont changées de place. Hier je me suis levée, un citron à la bouche, mais maintenant que je suis qu’un guichet automatique, un fucking guichet automatique. Et les causasiens se grattent à mort, d’orgeuil. Personne n’a trouvé la cure magique. Que deux couleurs dans ma tête. Je veux vivre une vie de PAPIER PEINT! Oui, que deux couleurs dans ma tête. Oui. Tout est à sa place. Plus rien que le ciel bleu à partir de maintenant. pas de fantômes, pas de squelettes.

Tu vois, hier je n’entendais pas bien, mais tout est à sa place. J’ai appris, oui appris, mon ami l’art de la déduction. Je prend un grand souffle et je m’en vais. et tout est à sa place. Qui aura la dernière ligne de la dernière danse? je n’entend pas bien. Je ne PEUX pas entendre correctement. Je dois être sourde comme les pierres. Ils ont dit qu’il était un vrai gentleman, un homme vrai, même quand la vie l’a fait chier. Mais l’homme est parti, comme les fantômes et les squelettes.

Tout est de retour à sa place =

—-
fortement inspiré de Radiohead. il ne faut pas essayer de comprendre, ce sont les couleurs.

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Ibuprophène

Y as-til un jour pour étouffer le sang brûlant qui pétille sous la douleur du soleil? Un jour les enfants lanceront des pierres pour seront portées par les vents incestueux de leurs ainés. Elles fracasseront cette façade de verre plat qui gerce les visages d’un blanc noirâtre et acre. Les dents de ce commandant éclateront en un millier d’abeilles étonnées et s’en iront mourir en criant et souffrant comme les enfants aveugles. Elles mourront puisqu’il n’y a pas assez de place sous ce soleil vert maladif pour tant de souffrance.

Toujours un membre de l’équipage
Toujours un membre de l’équipage
Toujours un membre de l’équipage
Toujours un membre de l’équipage
Toujours un membre de l’équipage
Toujours un membre de l’équipage
Rien qu’un membre de l’équipage…

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