novembre 13, 2009

“I think I was born in the wrong era”

S’il était possible, je me nourrirais de belles images, de cadres astucieux, de flare et de contre-jour, de sentiments pris au piège, de douceur, de jolies filles (et garçons), de romantisme, de feuilles colorées et de tant d’autres choses qui peuvent se retrouver sur une jolie photo.

Voici deux délicieuses photographes. Américaines toutes les deux, jeunes et horriblement talentueuses. Elles me donnent envie de prendre ma caméra et me donner des coups de pieds au popotin.

45_by_The_Aesthetic_Effect
Ellie Niemeyer

 

flickr_1029
Chloe Elise

novembre 12, 2009

Le corps désarticulé d’une danseuse

suzannediaz3
Suzanne Diaz est loin d’être une de mes modèles fétiches, mais lorsque j’ai découvert cet éditorial pour Numéro Japon de Novembre 2007 (je crois) j’ai eu le souffle coupé ! Sa présence est percutante et la manière dont elle occupe le cadre est unique. Son corps d’ex-ballerine est d’une beauté étrange et désarticulée, son regard est troublant, mais je ne saurais dire pourquoi… Bref, elle est mystifiante. J’aimerais vraiment savoir qui a pris ces photos.

Nudité après le saut

Poursuivre la lecture

novembre 12, 2009

Inspiration du jour: Red Nail Polish

tumblr_kss0a9HRnL1qzvxnoo1_500

novembre 11, 2009

Inspiration du jour: Coeurs

tumblr_ksp1wyAGHw1qzpfcio1_500
Sérieusement, est-ce que ce bol pourrait être plus cute?

 

P.S. Oui, je suis de retour. Ouiiii! ;)

novembre 11, 2009

Oh, Natalie!

natalieportman1

Natalie Portman est pour moi ce qu’on appelle un girl crush. Je l’adore. Elle est simplement par-faite. Mario Testino nous le prouve avec ce shoot pour V Magazine.

natalieportman2

natalieportman3

natalieportman5

P.S. Moi aussi je veux des cheveux comme ça!

octobre 30, 2009

Amose

3741902527_953af8bc14_o

J’adore le coup de crayon d’Amose, un artiste français dont je n’ai trouvé pratiquement aucune information. Les êtres qu’il crée sont étranges et captivants. On dirait des « deities » (désolée je ne trouve pas de mot juste en français pour décrire ce que je veux dire) venues d’un autre monde. Les formes géométriques, arrondies, le choix des couleurs, les yeux, tout, j’aime et ça m’effraie en même temps.

3742694902_41e6710597_o

331332865_a7dd8f8a9b_o

octobre 28, 2009

Just a minute in… October

Bongil_National_Park_25_Edit

WatchingUne tonne de vieux films loué avec Lapin ; Dead Poet Society, Mean Streets, Bullit, What Dreams May Come, Lawrence of Arabia

DrinkingUn délicieux thé blanc Drum Moutain White Cloud Bio (Gushan Baiyun) déniché à rabais à une de nos boutiques préféré pour notre marché. C’est un délicieux thé blanc doux, très fragrant avec une note de noix de coco, mais pas trop.

Enjoyingmes nouvelles ballerines en plaid rouge et vert acheté pour des peanuts qui font tellement automne et me font sourire comme une écolière dès que je les regarde.

ListeningBruxism Groove de Titan. Merci à Fripon pour la découverte.


Je reviens bientôt, promis, j’ai tellement de boulot ces temps-ci ça n’a pas de sens !

octobre 15, 2009

20 magnifiques photos en noir et blanc II

Bah ok, c’est pas vrai; 27 magnifiques photos en noir et blanc.

octobre 15, 2009

Inspiration du jour: jouer avec sa nourriture

tumblr_krjchyotTd1qzjnmwo1_500HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!

trop hot

octobre 15, 2009

Humanoid I – La lectrice

Lundi

1. Preen Line trench en cotton (711$ CAN) 2. Sass & Bide pantalons Silver Rats (206$ CAN) 3. Rag & Bone bottes cavalières (669$ CAN) 4. Gap Foulard en plaid, bleu ou mauve (25$ CAN) 5.Nooworks Zombie Bag gris (77$ CAN) 6. Day Birger et Mikkelsen ceinture Sandra en cuir brun (106$ CAN) 7.Alexis Bittar petites boules d’oreilles en cristal et or Ivy en noir (201$)

Il était installé dans un coin de la pièce, proche des grandes fenêtres qui jetaient des carrés de lumière grise dans le café. Il avait dû glisser quelques sachets de sucre sous les pattes de la table pour l’empêcher de balancer au moindre mouvement. Devant lui s’ouvrait un cahier de croquis aux pages vierges, une paire de lunettes qui ne s’accordaient plus vraiment à sa vue, un crayon de type 2B, une gomme à effacer malmenée et un café fraîchement infusé.

Il n’avait pas encore pris en main son crayon, ni touché à son café. L’esprit ailleurs, il regardait le morne paysage d’automne à l’extérieur dans l’attente d’une inspiration. C’est alors qu’il la vit s’approcher. Elle marchait ni rapidement, ni lentement, mais elle avait une démarche gracieuse et décontractée. Ses longs cheveux châtains lui arrivaient aux épaules et frisottaient à cause de l’humidité.

Le sang de l’artiste ne fit qu’un tour lorsqu’elle entra dans le café. Il l’observa se diriger directement au comptoir. La serveuse, l’accueilli d’un sourire et l’invita choisir une place. La fille la remercia doucement, sa voix était basse et mélodieuse avec une pointe d’accent français, peut-être belge, puis s’installa à quelques tables de l’artiste.

Elle retira son sac ainsi que son foulard puis se concentra sur le menu. L’artiste pris alors son crayon et commença à faire le portrait de la fille. Il la regardait intensément, ne s’attardant sur son coup de crayon qu’à peine une fraction de seconde par minute, comme s’il avait peur que la fille ne n’évapore d’un seul coup. Elle commanda un espresso double allongé ainsi qu’une pointe de tarte à l’érable malgré l’heure matinale. Il s’attarda sur la ligne douce de son cou, la coube de sa mâchoire. Elle sortit un bouquin et commença sa lecture. L’artiste la vit disparaître, mais pas comme il l’avait craint. Au contraire, elle resta bien assise sur sa chaise et devint complètement immobile. Les jambes croisées au niveau des genoux, les coudes sur la table et le visage dans son livre, elle tomba dans une immobilité quasi statuaire. Elle ne s’animait que pour tourner une page de sa main droite. Ses doigts fins d’allongeaient alors, soulevaient une page parchemineuse et la poussait doucement vers la gauche.

Dans cette bulle d’immobilité, l’artiste détailla un a un les grains de beauté dans son visage ainsi que chacun de ses cils courbés dépouillés de tout maquillage. La serveuse lui apporta sa commande, mais la lectrice ne fit pas mine de s’en apercevoir. Ils continuèrent ainsi, l’une lisant, l’autre dessinant pendant un temps jusqu’au moment où entra un duo d’étudiants bruyants. Le son des voix fit sortir la lectrice de sa torpeur qui referma son livre et attaqua son café maintenant froid et son dessert. Elle regarda sa montre, rangea précipitamment son bouquin, paya sa note puis affronta la pluie qui commençait à l’extérieur.

Sur son papier, l’artiste avait fait naître une femme simple et belle, penchée sur Anna Karenina.

Série de 7 basée sur la magnifique collection automne hiver 09-10 d’Humanoid, originaire des Pays-Bas.